17 livres, 7 pays, 1 siècle

Voici venu le temps des bilans, listes et best-of de l’année 2013. Avec seulement 18 billets pour 17 livres, Passage à l’Est aurait presque pu se passer encore une fois de récapituler l’année passée, si ce n’était que presque tous les livres chroniqués ont été mémorables pour une raison ou pour une autre. Ainsi, parmi eux il y a eu :

– le livre écrit dans une langue inattendue. Il y en avait en fait trois, tous de Roumanie, tous écrits en français, tous contant les mystères de ce pays, mais vus des deux bouts du XXè siècle : avec Kyra Kyralina et Oncle Anghel, Panaït Istrati signait ses premiers livres en français, avec pour cadre la Roumanie très exotique et sauvage d’avant la première guerre mondiale ; avec Terre des Affranchis, c’est à la Roumanie entre superstitions et communisme de Ceausescu que Liliana Lazar donne corps.

– le livre avec un ermite pour héros : deux en fait, avec un bon et un méchant (ou un perdu ?), mais chacun à leur façon un regard sur des temps tourmentés, que ce soit en Lituanie ou en Roumanie.

le livre lu au meilleur endroit : Who was David Weiser ?, lu lors d’un passage à Gdansk, ville balte dont Huelle a recréé admirablement le cadre dans son roman. Si j’avais écrit le billet adéquat, j‘aurais pu rajouter Le Tambour de Günter Grass, roman dense et incroyable dont la première partie est située au temps où la ville s’appelait Dantzig.

le livre qui donne envie de mettre ses souliers de randonnée (et son violon à l’épaule) : Les racleurs de vent, récit d’un voyage à pied au travers de la Hongrie et la Roumanie de la fin des années 1920 par un Irlandais érudit, musicien, et intrépide.

– le livre qui fait revivre une époque : Souvenirs de ma vie hongroise, le témoignage d’un Français très bien renseigné sur la Hongrie des années 1920 et pour moi une mine d’information sur le monde des écrivains d’alors.

la déception à laquelle je ne m’attendais pas : La Porte, roman encensé dans toutes les langues, d’une auteur que j’avais pourtant aimée lors d’une première lecture.

la découverte en bibliothèque la plus inespérée : c’est certainement La saga de Youza, que je n’avais pratiquement aucune chance de trouver en français dans une bibliothèque de prêt hongroise. Elle y était pourtant, heureusement parce que j’ai pris grand plaisir à la lire et à me rendre compte que j’ai beaucoup à apprendre sur l’histoire de la Lituanie.

le livre à avoir demandé le plus d’attention : Harmonia Cælestis, un peu comme un adolescent aux abords ingrats cachant un cœur généreux.

– le pays le plus représenté dans mes lectures : la Hongrie, sans surprises puisque c’est avec la découverte de sa littérature qu’est née l’envie d’ouvrir plus grand la porte sur celle de tous ces pays d’Europe « de l’Est ».

– la meilleure découverte de l’année : sans aucun doute, La Ballade de la trompette et du nuage, pour la poésie et l’humanité de l’écriture, de la construction et du cadre de ce roman situé dans la campagne slovène des années 1950 et de la seconde guerre mondiale.

Presque toutes ces lectures sont le fruit du hasard, des circonstances, des suggestions d’autres blogs et des fonds de l’Institut Français et de la Bibliothèque Nationale de la Littérature Étrangère de Budapest. Dans tous les cas, le hasard a bien fait les choses et je continuerai à m’y fier, même si j’aimerais pour 2014 le forcer un peu à prendre plus en compte les (auto-)biographies et récits de voyage. Les suggestions sont bienvenues !

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