Quelques publications de début d’année

On commence par une belle moisson chez Noir sur Blanc avec :

Solstice d’hiver du serbe Svetislav Basara (je suis incapable de dire de quoi il s’agit);

Le Temps des femmes de la russe Elena Tchijova, un « roman à cinq voix » (féminines) dans la Leningrad des années 1960;

Saturne, du polonais Jacek Dehnel, un « roman familial d’une tension inouïe » autour du peintre Francisco de Goya ; et

(à venir en avril), Siège 13 de Tamás Dobozy. Je le mets ici même si Dobozy est un écrivain canadien (de parents hongrois) qui écrit en anglais. Siège 13 est une collection de nouvelles alternant entre Budapest pendant la seconde guerre mondiale et la diaspora hongroise nord-américaine.

Chez Gallimard, Le Miel du suisse-serbo-croate Slobodan Despot, un voyage au travers la Yougoslavie juste après la guerre, a déjà fait son apparition sur les blogs. J’ai aimé ce que Cécile en dit ici.

Gallimard ré-édite aussi, 40 ans après sa première publication, Le sang du ciel du polonais Piotr Rawicz : « quelque part dans une Ukraine qui n’est qu’une Ukraine de légende, Piotr Rawicz parvient à reconstituer, dans un rythme sauvage, l’univers hallucinant de la persécution nazie, à dépeindre le mécanisme de l’extermination d’un peuple. »

Chez Phébus, Cette nuit, je l’ai vue, du slovène Drago Jančar, un roman sur un couple et sur la Slovénie de la seconde guerre mondiale.

Les Zweig-ophiles peuvent se réjouir de la publication de la correspondance d’un écrivain phare de la Mitteleuropa et de l’allemand Klaus Mann couvrant la période 1925-1941, aussi chez Phébus (parution prévue en mars).

Aux Éditions Non Lieu, Nous étions cinq, du tchèque Karel Polacek, un roman sur l’enfance dans une ville de province de Bohème du début du XXè siècle et durant la seconde guerre mondiale, que les Éditions Non Lieu comparent à La guerre des Boutons de Louis Pergaud.

Chez Libretto, Le journal d’un loup du polonais Mariusz Wilk. Un livre classé autobiographie sur les six années passées sur les îles Solovki en 1991 par cet adepte du grand nord scandinave et russe. Une poignée de livres de Mariusz Wilk existe aussi aux Éditions Noir sur Blanc avec à chaque fois une couverture magnifique.

Les étrangers du hongrois Sándor Márai sort chez Le livre de poche en version… poche (le grand format est chez Albin Michel) et relate les deux années parisiennes d’un jeune Hongrois dans les années 1920, tirant probablement son inspiration d’un épisode similaire de la vie de Márai. A ne pas confondre avec L’étrangère, autre roman de Márai.

Chez Galaade, L’écrivain fantôme du serbe Zoran Živković, un « surprenant thriller littéraire sans cadavre ni assassin ».

Et puis, même si c’est déjà paru il y a quelques mois et est plus axé image que littérature, mention spéciale pour Roumanie, un autre regard, aux Éditions Le Monde Autrement. L’album a l’air très sympathique et est le dernier-né d’une série qui comporte aussi des titres sur la Slovaquie, l’Albanie, la Géorgie, l’Ouzbékistan et le Pakistan.

Edit du 26/2 : Sandrine me signale les éditions Mirobole, qui publient en avril Des mille et une façons de quitter la Moldavie de Vladimir Lortchenkov, et Cécile Dans les docks de Braïla du roumain Panaït Istrati aux éditions Sillage. Merci à toutes les deux !

Edit du 3/3 : Je rajoute à la liste Le char et le trolley, du journaliste et écrivain tchèque francophone Martin Daneš chez Vents d’ailleurs. Le livre est écrit directement en français. Le contexte : Tchécoslovaquie, à la fin des années 1960.