Quelques livres « de l’Est » pour l’été et la rentrée

C’est l’heure de faire un petit tour d’horizon des publications à venir… mais d’abord une séance de rattrapage sur les titres parus ces derniers mois s’impose. On y trouve :

Du polar sauce roumaine chez Genèse Editions avec Cible Royale de George Arion, un « page turner haletant et une vision inédite de l’Europe de l’Est d’hier et d’aujourd’hui » ;

Et du polar sauce polonaise chez Prisma avec Le dernier jour de juillet de Bartłomiej Rychter : deux meurtres à élucider à la veille de l’insurrection de Varsovie ;

Des contes chez Seuil : Contes des sages slaves d’Anna Lazowski, « un florilège inédit de contes, fables, légendes, mythes, chroniques, chants et proverbes qui sont à l’origine de ce patrimoine culturel, issus du monde slave païen, et dont certains n’ont encore jamais fait l’objet de transmission » ;

Un recueil d’essais illustré sur le voyage (France, Italie, Angleterre des années 1950), l’art (Piero della Francesca) ou l’histoire, par le poète polonais Zbigniew Herbert : Un barbare dans le jardin, aux éditions Le bruit du temps, chez qui l’on trouve nombre de ses autres essais et poèmes ;

D’un autre poète, hongrois cette fois-ci, aux éditions Le temps des cerises : Le mendiant de la beauté, titre du premier recueil d‘Attila József (1922) repris ici pour une sélection de poèmes en version bilingue ;

Un premier recueil de prose, Code-barre (Gallimard), de Krisztina Tóth, auteur et poète reconnue de la Hongrie d’aujourd’hui ;

Toujours chez Gallimard, Ederlezi, « l’histoire, à travers le XXe siècle, d’un fameux orchestre tzigane composé de musiciens virtuoses, buveurs, conteurs invétérés, séducteurs et bagarreurs incorrigibles », par Velibor Čolić, écrivain bosnien écrivant en francais ;

Chez Gallimard aussi, deux livres d’un autre écrivain dont le français est la langue d’adoption, Milan Kundera, avec son nouveau livre La fête de l’insignificance, et une réédition en version audio de L’insoutenable légèreté de l’être (lue par Raphaël Enthoven, sortie prévue pour septembre) ;

Toute une fournée de publications liées à Stefan Zweig, chez Bartillat (Derniers messages, une sélection de textes, et Appel aux Européens, deux conférences) et, chez Albin Michel, sa correspondance avec Romain Rolland (1910-1919) ;

Aux Editions de la Différence, Capillaria ou le pays des femmes du hongrois Frigyes Karinthy, « utopie caustique, d’une ironie acide où perce l’humour des moralistes sceptiques du XVIIIe siècle français » ;

Chez Arléa, L’alphabet des femmes du bulgare Gheorghi Gospodinov, « vingt récits de Bulgarie qui devraient vous donner l’envie de prendre le train jusqu’à ce pays dont on ne sait rien si ce n’est que le coeur des gens y bat à tout rompre pour des raisons toutes semblables aux notres » ;

Aux éditions L’Age d’homme, Notre maison, dans la plaine de l’Armageddon, de la roumaine Marta Petreu, roman autobiographique d’une femme de Transylvanie au moment de la chute du communisme ;

Aux Éditions du Revif, un petit tour en Russie avec Léonid doit mourir, de Dmitri Lipskerov : « Il y est question, entre lyrisme et ironie, de la quête de l’éternelle jeunesse, de lévitation et de crimes atroces. »

Passons maintenant aux publications prévues pour les mois à venir :

La malédiction du bandit moustachu, « premier roman tragique et loufoque à la fois », « quelque part à l’est au début du XXe siècle », par Irina Teodorescu, écrivain d’origine roumaine et d’expression française. Gaïa, en août ;

La troisième balle, premier roman de Leo Perutz, « emprunte la forme d’un labyrinthe baroque et savamment construit, où le réel historique et l’imaginaire fantastique, étrange, métaphysique, ne cessent de se télescoper ». Zulma, en octobre ;

La diligence, (ou est-ce La diligence rouge?) « voyage nostalgique entre le réel et l’imaginaire qui dessine un tableau vif du vieux Budapest » qui prolonge le regain d’intérêt en France pour l’œuvre du hongrois Gyula Krúdy. Circé, en octobre ;

Contes russes, sept contes populaires dans une édition illustrée par un peintre russe du début du XXe siècle. Seuil jeunesse, en novembre.

Comme toujours, signalez-moi si j’ai oublié quelque chose qui devrait figurer sur cette liste !

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6 commentaires on “Quelques livres « de l’Est » pour l’été et la rentrée”

  1. Claude dit :

    Bonjour, et un grand merci ! j’en avais repéré un ou deux, mais là c’est la caverne d’ali baba ! je viens de commander « capillaria… »
    à bientôt
    Claude

  2. claude dit :

    ça y est j’ai craqué, j’en ai commandé 4, et pré-commandé deux pour leur sortie respective, pffff. Bon, allez ce sont des bonnes nouvelles, et puis pour une fois que je trouve des livres dont vous parlez. Je me retrouve souvent devant de grandes envies, mais beaucoup de frustation aussi car les livres ne sont plus disponibles. Alors là, j’en profite.
    à bientôt
    Claude

    • Du coup je ne sais pas si je dois m’excuser ou me feliciter d’avoir fait cette liste. C’est vrai que je prefere ecumer le catalogue de ma bibliotheque a Budapest justement parce que je sais que j’y trouve des livres que je ne trouverai pas ailleurs, ou difficilement. En tout cas, bonne lecture!

  3. Marilyne dit :

    Merci. Déjà noté  » Ederlezi  » et les correspondances de Zweig, le dernier Kundera m’attend… je découvre le titre des éditions Arlea, et curieuse des contes russes de Seuil Jeunesse. Je me demande si ce ne serait pas une réédition de ceux illustrés par Bilibine, ce qui serait une excellente nouvelle !

    • J’aurais du mettre le lien, mais en fait c’est grace a un de vos articles que je suis tombee sur Ederlezi, donc merci. Ce sont bien des illustrations de Bilibine: peut-etre une bonne surprise en vue, effectivement!


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