Coup de projecteur sur Budapest, le temps d’un long week-end

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A partir de mercredi et jusqu’au lundi suivant, Budapest sera mise à l’honneur à Paris avec le festival pluridisciplinaire Un week-end à l’Est. Après Varsovie en 2016 et Kiev en 2017, place cette année à Budapest et son héritage culturel foisonnant.

Par chance, je pourrai cette année y assister, et ce seront en premier lieu les rencontres autour de la littérature qui m’intéresseront, qu’il s’agisse des grands auteurs classiques ou des écrivains contemporains. Côté classique, il s’agit bien sûr de Sándor Márai, sans doute l’écrivain hongrois le plus connu en France grâce au succès de ses romans (Les braises, L’héritage d’Esther) et également auteur de mémoires remarquables (Confessions d’un bourgeois, Mémoires de Hongrie). Son œuvre fera l’objet d’une rencontre avec la romancière Sylvie Germain et avec l’éditrice d’origine hongroise Ibolya Virág, qui a fait connaître Márai en France ; ce sera le vendredi 23 novembre à 19h à la librairie L’écume des pages.

Côté contemporain, György Dragomán participera à deux rencontres, une rencontre-portrait le dimanche 25 novembre à 17h à la Librairie Polonaise avec Antoine Perraud (Mediapart), et une rencontre sur le thème de « La dictature vue par l’enfance » (le samedi 24 novembre à 17h à la Librairie Polonaise, en compagnie de l’écrivaine d’origine albanaise Ornela Vorpsi, rencontre animée par Oriane Jeancourt (Transfuge)). Ayant tout juste terminé de lire ou relire les deux romans de Dragomán traduits en français (Le roi blanc, et Le bûcher, billets à venir), ces deux rencontres m’intéresseront particulièrement.

Krisztina Tóth, poète et romancière très connue en Hongrie (son Code-barre a été publié en français en 2014), participera, elle, à une rencontre autour de « Destins de femmes », le dimanche 25 novembre à 15h à la Librairie Polonaise, en compagnie de la romancière et philosophe française Gwenaëlle Aubry, rencontre animée par la journaliste Francesca Isidori. Cela sera en quelque sorte une reprise d’une discussion similaire qu’ont eu Krisztina Tóth et Gwenaëlle Aubry au festival littéraire Margó à Budapest il y a un mois, avec Nina Yargekov comme troisième partenaire de la conversation.

Celle-ci, romancière française d’origine hongroise (Double Nationalité, P.O.L., 2016), prendra elle aussi part au festival avec une rencontre avec l’écrivain canadien d’origine hongroise Tamas Dobozy (Siège 13, Noir sur Blanc, 2014), sur le lien entre origines et écriture, le samedi 24 novembre à 15h à la Librairie Polonaise.

Beaucoup de littérature, donc, mais pas non plus que ça : le programme propose également du cinéma (avec notamment une rencontre avec le cinéaste Béla Tarr; une série de projections de films anciens ou récents de Tarr, Miklós Jancsó, György Fehér, István Szabó, Zsófia Szilágyi; et la diffusion du documentaire de Francesca Isidori et Sylvain Bergère, La Hongrie des écrivains – Péter Eszterházy et Péter Nádas), du théâtre (première en France de As far as the eye can see d’Árpád Schilling, metteur en scène et parrain du festival, qui participera également à une discussion sur le théâtre social et engagé), de la danse (Conditions of Being a Mortal de la choréographe Adrienn Hód), de la photographie (rencontre avec le photographe Peter Puklus, et retour sur la trajectoire de la photographe Éva Besnyő (1910-2003)), arts visuels (conférence autour du peintre, sculpteur et photographe László Moholy-Nagy, exposition et atelier autour des droits de l’homme de l’artiste Kristóf Szabó), musique (Schubert, Rachmaninov et Bartók, par Daniel Lebhardt), architecture (conférence de l’architecte Levente Polyák sur la régénération urbaine de Budapest) et philosophie (débat de clôture avec la philosophe Ágnes Heller, le metteur en scène Árpád Schilling et le cinéaste Béla Tarr).

Un programme riche et enthousiasmant pour découvrir une partie de la culture de la Hongrie et notamment celle de sa capitale ! L’intégralité du programme est sur le site du festival, et un entretien avec Brigitte Bouchard, co-fondatrice du festival, sur le site du Courrier d’Europe centrale.


7 commentaires on “Coup de projecteur sur Budapest, le temps d’un long week-end”

  1. Emma dit :

    J’adorerais y aller. Profite-en bien!

  2. Patrice dit :

    Très joli programme et de belles suggestions de lecture au passage (je pense notamment à Krisztina Tóth)

  3. […] Dragomán participait au festival Un week-end à l’Est et j’ai pu m’entretenir avec lui de questions de mémoire, d’écriture et de […]

  4. J’aurais bien aimé assister à la rencontre « Destins de femmes ».


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