Littérature d’Europe centrale, de l’Est et des Balkans : ravitaillement numérique

Ce billet s’adresse principalement à ceux et celles qui :

  • ont encore le temps et l’attention pour lire,
  • ont des inquiétudes sur la capacité de leurs étagères à les servir jusqu’au retour à la vie normale,
  • et une liseuse.

J’y présente en effet quelques idées de lectures de romans « de l’Est » disponibles en numérique et divisées selon une classification savante : pour chacune des maisons d’édition listées ci-dessous, vous trouverez une suggestion de livre que j’ai lu, aimé et chroniqué, et une suggestion de livre que j’aimerais lire (en version papier pour moi).

Editions Noir sur Blanc

C’est par cette maison d’édition incontournable dans le domaine de la littérature d’Europe centrale et orientale qu’a été publié le premier livre jamais chroniqué sur ce blog : La belle de Joza, de l’autrice tchèque Květa Legátová.

Qu’en avais-je pensé ? « Porté par une belle écriture, cette histoire sobre et nostalgique se lit d’une traite. Tel un conte de la belle et la bête en version tchèque, c’est une belle histoire d’amour, dans un monde suspendu à l’écart du temps et cependant voué à disparaître. »

Toute ma chronique ici, et davantage d’informations sur ce livre sur le site des Editions Noir sur Blanc.

Parmi tous les livres de leur riche catalogue disponible en numérique, je choisirais Felix Austria, de la jeune écrivaine ukrainienne Sofia Andrukhovich. « Une plongée dans l’Europe centrale d’avant 1914 – où l’on pressent les bouleversements du siècle à venir », nous dit la maison d’édition.

Editions des Syrtes

Autre maison d’édition de référence pour tout ce qui touche à la littérature d’Europe centrale et orientale, avec également des publications intéressantes en non-fiction : les éditions des Syrtes. Le choix ne manque pas, mais le mien se portera sur l’une de mes lectures récentes : Mères, de l’autrice bulgare Théodora Dimova.

Quelques mots sur ce roman moderne et percutant : « Si chaque chapitre est, à son tour, la description d’un univers particulier, compris entre les quatre murs d’un appartement, il est aussi celle d’un univers général, celui d’une société que la transition post-communiste a jeté dans une crise matérielle et existentielle à laquelle peu échappent. »

Toute ma chronique ici, et davantage d’informations sur ce livre sur le site des Editions des Syrtes.

Parmi tous les livres de leur riche catalogue disponible en numérique, je choisirais A la conquête du Caucase, du journaliste Eric Hoesli : 984 pages qui, nous dit la maison d’édition, « donne[nt] les clés nécessaires à la compréhension des enjeux et des problèmes que connaît la région aujourd’hui. »

Agullo Editions

Toujours dans le domaine de la littérature de l’Europe de l’Est, avec une spécialisation « roman noir », voici la maison d’édition Agullo. Le choix est vite fait pour moi, car je n’ai lu qu’un de leurs livres, mais quel livre ! D’Il était une fois dans l’Est, du journaliste et écrivain slovaque Árpád Soltész, j’avais écrit que « tous les éléments qui font ce roman ont plu à la lectrice que je suis, notamment l’imbrication et le dosage de l’intrigue et du contexte », en notant aussi que j’avais trouvé le travail de la traductrice Barbora Faure très réussi.

Toute ma chronique ici. Davantage d’informations sur ce livre sur le site des éditions Agullo, et pour se le procurer, sur ce lien.

Parmi tous les livres de leur catalogue disponible en numérique, je choisirais Pyromane, du polonais Wojciech Chmielarz, premier de quatre volets (tous disponibles en numérique) des aventures de l’inspecteur Mortka. « À Varsovie, au cœur d’un hiver glacial, l’inspecteur Mortka est appelé un samedi matin aux aurores sur les lieux d’un incendie criminel. … bien vite, il lui faut se rendre à l’évidence : un pyromane sévit dans les rues de la capitale, balançant des cocktails Molotovs par les cheminées et semant la mort sur son passage… » (présentation plus complète sur le site des éditions Agullo).

[Bonus: Agullo met en ligne chaque jour, gratuitement, un nouvel épisode du roman Bratislava 68, été brûlant de l’écrivain slovaque Viliam Klimáček. Les 16 premiers épisodes, et ceux qui suivent, sont à retrouver avec une présentation sur leur site]

Gallimard

J’ai dû fouiller longtemps sur le site des éditions Gallimard pour en extraire ce que je cherchais, alors que c’était si simple : sous l’onglet « Littérature étrangère », choisir « autres littératures européennes » (évidemment) pour retrouver tout ce qui n’est ni allemand, ni italien, ni anglo-saxon, ni russe (etc), puis, tout en bas, le format epub. J’ai retrouvé avec plaisir, parmi les 178 titres qui s’affichent, Une matinée perdue, de l’écrivaine roumaine Gabriela Adamesteanu, « récit tout personnel du XXe siècle roumain, porté par une langue aussi vivante qu’imagée et par une belle traduction » dont j’avais tant apprécié la lecture l’année dernière.

Toute ma chronique ici, et davantage d’informations sur ce livre sur le site des éditions Gallimard.

Parmi tous les livres de leur catalogue disponible en numérique, je choisirais L’enfant du Danube, de l’écrivain hongrois établi à Berlin, puis aux Etats-Unis, János Székely. « À travers Béla, János Székely raconte son adolescence douloureuse dans cette Hongrie pittoresque de l’entre-deux-guerres, au temps du chômage et du fascisme, au rythme des csardas, dans un déchaînement de sensualité, de misère, de luxe et d’étrange veulerie », nous dit la maison d’édition.

Laffont

Pour terminer, deux romans d’un écrivain incontournable de la littérature tchèque du XXe siècle, Bohumil Hrabal.

Le court mais riche roman qu’est Une trop bruyante solitude parlera aux personnes tellement amoureuses des livres (y compris comme objets), qu’elles se laissent envahir par eux. Qu’avais-je pensé du livre ? « L’écriture de Hrabal réussit à donner l’impression d’un personnage assez rustre, parfois pris dans des situations un peu cocasses, mais empreint d’une très grande humanité et porteur d’un propos bien plus sérieux sur le statut de l’art et de la culture à l’époque communiste. »

Toute ma chronique ici, et davantage d’informations sur ce livre sur le site du groupe Lisez !

Pour continuer ave Hrabal, je lirais bien Moi qui ai servi le roi d’Angleterre : « Des années vingt jusqu’aux purges staliniennes, l’irrésistible ascension et la chute d’un garçon de café tchèque devenu richissime, telle est la trame du plus ébouriffant des romans de Hrabal », nous dit la maison d’édition.

Avez-vous d’autres recommandations de lectures « de l’Est » en numérique? Partagez-les dans les commentaires!


9 commentaires on “Littérature d’Europe centrale, de l’Est et des Balkans : ravitaillement numérique”

  1. Goran dit :

    Je n’achète jamais d’ebook et je ne voudrais pas commencer maintenant, dans la contrainte.

  2. Oh merci merci petite mine d’or ! J’ai des livres des éditions noir et blanc mais sans savoir qu’ils étaient spécialisés… Par contre je suis attentivement les parution d’Agullo depuis la claque de Bratislava 68.
    Merci, je foncé faire gonfler ma liste.

  3. Marilyne dit :

    Tu verrais mes étagères… je n’ai que l’embarras du choix. Pas décidée encore pour la lecture numérique ( je tourne encore autour de Brastislava 68 ) mais je note les deux Folios et Bohumil Hraval. Pour les éditions Noir sur Blanc, valeur sûre, j’irai farfouiller en librairie, sur la table Littératures de l’Est 🙂


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s