Octobre, J-2 : quelques nouveaux livres sur les étagères

Je n’ai pas encore publié toutes les chroniques annoncées dans mon article sur les nouvelles publications de septembre, et voilà qu’arrive déjà octobre et son lot de nouveaux livres !

Sauf exception, cliquer sur les titres ci-dessous vous amènera vers la page de l’éditeur :

J’évoquerai demain le festival VoVf (« Les livres par leurs traducteurs ») qui se déroulera ce week-end : l’une des tables rondes y sera dédiée à Olga Tokarczuk, Prix Nobel de littérature 2018, avec la participation de ses traductrices Maryla Laurent, Grazyna Erhard et Margot Carlier. Les Editions Noir sur Blanc publient justement, le 1er octobre, Le tendre narrateur et Histoires bizarroïdes. Tous deux traduits par Maryla Laurent, le premier est un recueil comprenant le discours du Nobel d’Olga Tokarczuk (évoqué ici), et le second un recueil de nouvelles autour de « l’esprit d’enfance, le désir d’immortalité, le délire religieux, mais aussi le transhumanisme, le rapport à la nature, la fragilité de la civilisation », dit l’éditeur.

Toujours aux Editions Noir sur Blanc, mais le 8 octobre, deux textes de et autour de Joseph Czapski. Né en 1896, décédé en 1993, l’officier de réserve polonais fut l’un des rares officiers arrêtés et détenus dans un camp par les Soviétiques au début de la Seconde Guerre mondiale à échapper au massacre de Katyn. Terre inhumaine, publié en traduction française par Maria Adela Bohomolec en 1978 (L’Age d’Homme) et republié ici avec une préface de Timothy Snyder, est le récit par Czapski de sa libération du camp soviétique en 1941 et de ses années de guerre en Pologne, en URSS, en Asie centrale et au Moyen-Orient. Ecrivain (il est aussi l’auteur de Proust contre la déchéance. Libretto, 2012), Joseph Czapski était aussi peintre, et c’est à ce pan de sa vie que s’intéresse Eric Karpeles dans Joseph Czapski. L’art et la vie (traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Odile Demange).

Slawomir Rawicz était également au nombre des officiers polonais faits prisonniers par les Soviétiques au début de la Seconde Guerre mondiale. Les éditions Libretto rééditent (le 15 octobre) A marche forcée. A pied, du cercle polaire à l’Himalaya, « l’incroyable épopée d’un groupe de prisonniers qui n’hésita pas à tenter l’impossible pour atteindre en des conditions extrêmes l’Himalaya et la muraille de Chine », dit l’éditeur. Traduit de l’anglais par Eric Chedaille.

Le 8 octobre, aux Editions de l’Antilope, Histoires des temps passés et à venir, un recueil de six histoires « écrites par l’un des grands auteurs de la littérature yiddish, Y.L. Peretz », dit l’éditeur. Traduit du yiddish par Batia Baum.

Enfin, deux romans traduits du roumain par Florica Courriol : le premier date de 1935, le second de ces premières années du XXIe siècle. Je vous laisse juger d’après les couvertures lequel est lequel. De Mihail Sebastian, j’ai déjà beaucoup apprécié et chroniqué Femmes, ensemble de récits rassemblés autour d’un personnage central et de sa relation avec des femmes qui, chacune à leur tour et de manières différentes, ont marqué sa vie. Dans La ville aux acacias (Mercure de France), Mihail Sebastian s’attache à décrire l’histoire d’une autre, toute jeune, femme, Adriana, et la découverte par cette « ravissante adolescente, élevée au cœur de la bourgeoisie roumaine des années 1920 » de ses premiers émois amoureux. Retrouvez ma chronique sur ce lien.

Autres temps, autres mœurs : sur les bords de la mer Noire et du Danube, entre casemates héritées de la Seconde Guerre mondiale et villages lipovènes, La femme qui a mangé les lèvres de mon père, de Tudor Ganea, part du corps retrouvé sans vie d’un vagabond pour devenir « les Mille et Une Nuits du Danube […] dans un univers où s’affrontent la mélodie sacrée de la Nature et l’apocalypse du béton. » Retrouvez ma chronique sur ce lien.

Je suis d’ores et déjà certaine que quelques uns parmi ces livres seront tôt ou tard présentés sur ce blog. Et vous, êtes-vous tentés?

Addition de dernière minute avec deux livres republiés au format poche :

  • chez 10/18, le 1 octobre : Le Magicien, de Magdalena Parys (d’abord paru chez Agullo): « Opérations secrètes, chantage et vengeance personnelle s’entrelacent dans ce roman à mi-chemin entre roman noir et roman historique, entre réalité et fiction. » Traduit du polonais par Margot Carlier et Carolina Raszka-Dewez, lauréat du prix de littérature de l’Union européenne en 2015.
  • Aux Editions Libretto le 1 octobre : Sur les ossements des morts, d’Olga Tokarczuk, roman pour lequel je vais privilégier la description de Baptiste Liger dans L’Express: « Un fascinant polar aux accents poétiques et fantastiques » avec, dans un hameau au coeur des Sudetes, le fascinant personnage de Janina Doucheyko.