2020 : Le mot de la fin d’année

WordPress me dit que j’ai écrit 76 billets cette année. Avec celui-ci, 77. Pour parler de quoi ?

De livres, bien sûr ! Principalement de la littérature d’Europe centrale, de l’Est et des Balkans. J’ai chroniqué 34 livres, traduits de pratiquement toutes les langues de la région. Les voici (avec entre parenthèse la date de publication originale) :

Et aussi de l’italien (Aux frontières de l’Europe, de Paolo Rumiz). Ainsi que deux livres écrits directement en français : Demain la brume (2020), de Timothée Demeillers, et Les mots brisés (2020), de Martin Daneš.

Parmi ces 34 chroniques, 14 portaient sur des livres publiés cette année (j’ai recensé une cinquantaine d’ouvrages, principalement de fiction, publiés cette année : j’en ai déjà fait un petit récapitulatif ici).


Le monde des livres serait beaucoup plus triste sans la variété des maisons d’édition et le travail de traducteurs et traductrices. Cette année, j’ai chroniqué des livres :

… publiés par des grandes et des petites maisons d’édition : Actes Sud, Agullo, Asphalte, Belleville, Christian Bourgois, Denoël, Editions d’En bas, Fayard, Gaïa, Gallimard, Ginkgo, JC Lattès, La Différence, Laffont, L’Herne, Libretto, Mercure de France, Noir sur Blanc, Séguier, Syrtes.

… et traduits par Jusuf Vrioni (albanais), Marie Vrinat-Nikolov (bulgare – un entretien à retrouver avec elle et Isabelle Carré ici à propos du prix INALCO qu’elles ont co-fondé), Mireille Robin et Chloé Billon (croate – un entretien avec Chloé Billon à retrouver ici), Jean-Luc Moreau (estonien), Roger Richard (hongrois), Nicolas Auzanneau (letton), Margot Carlier et Laurence Dyèvre (polonais), Florica Courriol, Laure Hinckel, Alain Paruit, Philippe Loubière et Marily le Nir (roumain), Alain Cappon et Gojko Lukić (serbe – un entretien avec Gojko Lukić à retrouver ici), Jean Descat (serbo-croate), Barbora Faure (slovaque), Antonia Bernard, Stéphane Baldeck, Andrée Lück-Gaye et Claude Vincenot (slovène), Benoit Meunier (tchèque) et Iryna Dmytrychyn (ukrainien).

Que vais-je retenir de cette année de lecture ? Tout – c’était en général une bonne année de lecture – mais en particulier :

Mères, de Théodora Dimova, pour la concision des portraits et des univers qui constituent ce roman bref et percutant.

Vagabondages, de Lajos Kassák, pour l’entrain sans vergogne de ce voyageur pédestre des années 1900.

Katarina, le paon et le jésuite, de Drago Jančar, pour la texture, le style et l’ambition de ce roman historique.

Les turbines du Titanic, de Robert Perisić, pour le cynisme léger de ce roman contemporain, pour l’humanité des personnages qui le peuplent, et pour la qualité de la traduction.

Timor mortis, de Slobodan Selenić, pour la réflexion sur l’écriture et sur l’histoire dans une région aux contours mouvants.

Le musée des redditions sans condition, de Dubravka Ugrešić, pour le jeu de l’écriture et de la construction qui donne tant de profondeur à ce livre méditatif.


J’ai aussi écrit quelques articles thématiques, qui m’ont au passage permis de donner libre cours à ma manie des listes :

Nouveauté de cette année, j’ai aussi parlé de 27 livres qui n’ont rien à voir avec la littérature d’Europe centrale, de l’Est et des Balkans. Je l’ai fait en six épisodes (#1, #2, #3, #4, #5, #6). C’est déjà une sélection de ceux que j’ai le plus apprécié, dont je ne vais pas faire de sous-sélection, même si tout compte fait certains me resteront vraiment à l’esprit…

Pour l’année prochaine ? Un peu de la même chose, avec toujours l’envie de faire plus et mieux.

Deux rendez-vous s’annoncent pour les prochaines semaines : le 13 janvier, une lecture commune autour d’Ismail Kadaré (Le général de l’armée morte, mais la porte est ouverte à n’importe quel autre titre de cet auteur prolifique) ; et du 27 janvier au 3 février, une semaine dédiée à la littérature et l’Holocauste, en compagnie de Patrice (Et si on bouquinait?).

J’ai aussi un projet qui m’emmènerait encore plus loin si je le lance, mais qui est encore en gestation…

En tout cas, aucun risque de tomber en panne de lecture en attendant.


Tout ça pour dire, aussi : merci!

Merci à vous tous pour vos passages, votre compagnie, vos commentaires, vos remarques, et que 2021 soit pour tous une bonne nouvelle année de lectures !


P.s. presque 10 ans de blog, et ce n’est que la deuxième fois que je fais un mot de fin d’année !