Pour bien commencer l’année… quelques livres à paraitre ce mois-ci

En ce début d’année, voici quelques titres censés paraitre en librairie ce mois-ci : huit textes de fiction, traduits du serbe, du roumain, du tchèque, mais aussi du finnois (on y parle d’Albanie), et un écrit en français (on y parle de Serbie et d’Europe).

Le 8 janvier, aux éditions Le Nouvel Attila : La boîte à écriture, de Milorad Pavić (traduit du serbe par Maria Béjanovska). « Imprégnée de parfums et légendes, la boîte à écriture livre à travers des inventions telles que la clepsydre d’amour ou le réveil érotique le secret de l’âme, de la musique et de la dissolution de l’espace et du temps », dit la quatrième de couverture. Présentation aussi par sa traductrice, sur ce lien.

De cet auteur « connu comme un Borges slave pour ses romans empreints de labyrinthes, de tiroirs et de constructions ésotériques », le même éditeur avait déjà republié il y a quelques années celui qui est probablement son livre le plus connu, Le dictionnaire khazar : roman-lexique en 100 000 mots. On trouve cependant aussi, en français, de nombreux autres de ses textes : Paysage peint avec du thé (Belfond, 1990), Le lévrier russe (Belfond, 1991), L’envers du vent ou Le roman de Héro et Léandre (Belfond, 1992), Le rideau de fer (Belfond, 1994), Les chevaux de Saint-Marc (Belfond, 1995), Le chapeau en peau de poisson (Eds du Rocher, 1997), Dernier amour à Constantinople (Noir sur Blanc, 2000), et Les miroirs empoisonnés et autres textes (Venus d’ailleurs, 2012).

Le 14 janvier, chez Phébus : L’enfance de Kaspar Hauser, de Bogdan-Alexandru Stanescu (traduit du roumain par Nicolas Cavaillès). « Souvent drôle, impertinent et toujours intelligent », ce roman est un « véritable « itinéraire d’une mauvaise graine », à l’image de l’orphelin célèbre du XIXe siècle, Gaspard Hauser, figure de proue de toute une génération sacrifiée, mais dotée d’une incroyable force de vie », dit l’éditeur.

Le 14 janvier, chez Buchet-Chastel : La traversée, de Pajtim Statovci (a priori traduit du finnois, mais par qui ?). « Alors que l’Albanie bascule dans le chaos, Bujar, adolescent solitaire, décide de suivre l’audacieux Agim, son seul ami, sur la route de l’exil. Ensemble, ils quittent le pays pour rejoindre l’Italie. C’est le début d’un long voyage, mais aussi d’une odyssée intérieure, une quête d’identité poignante. En repoussant chaque fois un peu plus les frontières du monde, les deux garçons se frottent à cette question lancinante : comment se sentir chez soi – à l’étranger comme dans son propre corps ? » De cet écrivain finno-kosovar existe aussi, en français, Mon chat Yugoslavia (Denoël, 2016, traduit par Claire Saint-Germain).

Le 14 janvier, aux éditions Noir sur Blanc (Collection La bibliothèque de Dimitri) : Le roman de Londres, de Miloš Tsernianski (traduit du serbe par Velimir Popovic). « Livre de toutes les personnes déplacées, portrait d’une ville tentaculaire, Le Roman de Londres est en même temps un roman d’amour poignant et une réflexion profonde sur le libéralisme effréné », dit l’éditeur de ce roman écrit dans l’immédiat après-guerre. Le site Serbica en avait fait son roman du mois en juillet-août 2018, d’où une présentation du livre et de l’auteur sur ce lien.

Même jour, même éditeur, un nouveau roman d’un écrivain contemporain déjà bien traduit en français : Une personne sensible, de Jáchym Topol (traduit du tchèque par Marianne Canavaggio). « Bienvenue dans le Far East ! Dans ce roman très contemporain, alternant scènes grotesques, descriptions poétiques, dialogues drôles et enlevés, chacun vit selon ses propres lois. Sur un rythme trépidant, transgressant les tabous, Topol aborde les grands thèmes d’aujourd’hui : la religion, la famille, la survie au quotidien, le populisme et la menace russe », dit l’éditeur qui a précédemment publié Zone cirque et L’atelier du diable. On trouve également Ange Exit chez J’ai lu, et Missions nocturnes chez Robert Laffont, tous traduits par Marianne Canavaggio.

Même jour, même éditeur, d’un autre écrivain contemporain bien traduit en français : Melancolia, de Mircea Cărtărescu (traduit du roumain par Laure Hinckel, qui a également traduit le très remarqué Solénoïde, publié en 2019). « Ce sont trois longues nouvelles encadrées par deux contes. Melancolia est un livre sur l’expérience de la séparation, sur ce trauma qui a marqué notre naissance et, par la suite, chacune de nos métamorphoses… Magnifiques variations sur les grands thèmes de l’auteur : le passage du temps, la poésie, le réel et l’irréel, le masculin et le féminin. »

Le 21 janvier, aux éditions des Syrtes : La fatigue du matériau, de Marek Šindelka (traduit du tchèque par Christine Laferrière). « La Fatigue du matériau est LE roman de la migration. Une géographie de la peur qui exhorte ses lecteurs à se mettre dans la peau d’un migrant, » disent les éditions des Syrtes de ce roman d’un jeune auteur et poète.

 

Pour terminer, un roman en français : Sursum corda, de l’auteure et dramaturge Véronika Boutinova (Le Ver à Soie, 5 janvier). Présentation de l’éditeur : « Roman de voix, il relate l’amour absolu liant deux amis de l’autrice lui ayant confié leur bonheur douloureux. À vif, Zuka et Charlotte se sont trouvés à Belgrade en 2012. Depuis ils cherchent à garder le lien cosmique qui les traverse comme il traverse l’Europe et ses frontières, étanches. Charlotte vit dans le nord de la France. Zuka, originaire de la Krajina, est réfugié en Serbie. Tous deux tentent de survivre à leurs amours européennes »

Aviez-vous aussi repéré ces titres ? Est-ce qu’ils vous inspirent ?