En mars, encore de nouvelles traductions à découvrir !

Au menu de cet avant-programme du mois de mars, deux traductions du croate, deux du serbe, quatre du roumain (dont deux en rattrapage) et une du polonais. Commençons par celle-là !

Aux Editions Noir sur Blanc, le 4 mars : Des chocolats pour le directeur, de Sławomir Mrożek (traduit du polonais par Grażyna Erhard). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « Un ensemble de micro-nouvelles où voisinent humour et satire, absurde et anxiété. Le personnage principal du recueil, le Directeur, est entouré de ses indispensables (et modestes) collaborateurs : le Chef de service, le Comptable, le Magasinier, le Conseiller, sans oublier le Stagiaire, inévitable souffre-douleur. Tout ce petit monde est très occupé à régler des problèmes inexistants, à inventer des stratagèmes ineptes et à respecter l’autorité du chef. » De ce dramaturge et satiriste polonais (1930-2013), établi en France en 1968 puis à nouveau en 2008, les Editions Noir sur Blanc ont déjà publié une grande partie de l’œuvre comprenant nouvelles, romans, pièces de théâtre, scénarios, dessins, et journal (1962-1969) : la liste complète est ici.

Descendons vers le sud, toujours avec les Éditions Noir sur Blanc qui publient, le 18 mars, dans la collection La Bibliothèque de Dimitri, Miracle à la Combe aux Aspics, d’Ante Tomić (traduit du croate par Marko Despot). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « La quête amoureuse du fils aîné des Aspic fait de ce road-movie littéraire une comédie hilarante, où les coups de théâtre s’associent pour accomplir un miracle à la Combe aux Aspics. »

Chez Agullo, le 11 mars : L’eau vive, de Jurica Pavičić (traduit du croate par Olivier Lannuzel). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « À travers ce drame intime [la disparition de Silva, 17 ans, sur la côte dalmate en 1989], L’Eau rouge déploie dans une grande fresque les bouleversements de la société croate, de la chute du communisme à l’explosion du tourisme, en passant par la guerre civile… Ou comment les traumatismes de l’Histoire forgent les destins individuels. »

De la côte dalmate, passons en Serbie avec ces deux livres :

Chez Serge Safran éditeur, le 5 mars : Burn-out, d’Andrija Matić (traduit du serbe par Alain Cappon, qui avait brièvement présenté l’auteur dans mon entretien avec lui). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « Insatisfait par son métier, par la médiocrité, la veulerie et la corruption des professeurs, de l’administration et des étudiants, mais aussi par son aventure conjugale, [le professeur de littérature Branimir Rihter] décide de s’immoler par le feu en pensant créer un événement proche de la perfection artistique. Si on sait d’entrée de jeu de quelle manière le roman s’achèvera, l’auteur nous montre de manière captivante, par une construction très habile, le désarroi grandissant puis total de Rihter, son cheminement jusqu’à l’acte final et fatal. Mais il ne faut pas croire que ce burn-out soit déprimant. Loin de là !  »

Aux Editions Zulma, le 4 mars : Soixante-neuf tiroirs, de Goran Petrović (réédition du roman traduit du serbe par Gojko Lukić et d’abord édité par les Editions du Rocher puis par Le Serpent à Plumes). Je n’en donne que cet extrait de la présentation de l’éditeur : « Le roman culte de tous les amoureux de la lecture, une ode magistrale au pouvoir de la littérature. »

  •             Une chronique à venir

Terminons en Roumanie, avec quatre voix différentes dont deux féminines :

Aux Editions des Syrtes, le 18 mars [reporté au 8 avril] : Le livre des nombres, de Florina Ilis (traduit du roumain par Marily le Nir). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « à la fois fresque d’une époque, saga familiale, monographie d’un village d’Europe centrale, [Le livre des nombres] embrasse un siècle d’histoire mouvementée de la Transylvanie. Le lecteur est plongé dans l’entreprise d’un auteur qui tente d’écrire la chronique de sa famille. Peu à peu, devant ses yeux, se tisse ainsi l’épopée de deux familles apparentées, sur quatre générations, qui trouve des échos incessants dans le présent. » Un roman qui s’annonce donc, par son sujet, tout à fait différent des deux autres livres de Florina Ilis parus aux Editions des Syrtes, Les vies parallèles et La croisade des enfants, lus avec enthousiasme et chroniqués ici et .

  •             Une autre chronique à venir

Aux Editions des femmes. Antoinette Fouque, le 18 mars : Comme si de rien n’était, d’Alina Nelega (traduit du roumain par Florica Courriol). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « Ce roman suit la vie d’une femme, Cristina, éprise d’une autre femme et passionnée d’écriture, pendant la dernière décennie de la dictature communiste en Roumanie, dans les années 1980. Dans ce roman exceptionnel, les rouages de l’oppression sont mis à nu dans leurs aspects les plus subtils. L’un des rares romans roumains à traiter de l’homosexualité féminine sous Ceausescu. »

  •             Encore une autre chronique à venir

En février, aux éditions P.O.L. : Un Roumain à Paris, de Dumitru Tsepeneag (traduit du roumain par Virgile Tanase). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « [Dumitru Tsepeneag, auteur roumain établi en France depuis plus de 40 ans,] publie aujourd’hui pour la première fois en français une partie importante de son journal, sous le titre de Un Roumain à Paris. C’est la période des premiers séjours de l’écrivain à Paris, entre 1970 et 1973 ; s’y ajoutent les notes d’un voyage en Amérique (1974) et finalement les notes de 1977-1978, période qui prélude sa décision de s’établir en France. Il s’agit d’un témoignage exceptionnel, à travers les remous du champ littéraire roumain, sur la crise qui aboutira à l’effondrement du système totalitaire. »

En février 2020, aux Editions Circé : La vie et les opinions de Zacharias Lichter, de Matei Calinescu (traduit du roumain par Nicolas Cavaillès). Un extrait de la présentation de l’éditeur : « Ce grand classique roumain, publié par Matei Calinescu à l’origine sous la dictature totalitaire de Ceauşescu, que la censure avait laissé passer parce qu’elle n’y comprenait rien, est un vrai régal qui parle de l’assaut contre l’ordre du monde moderne d’une manière plutôt inédite. »

  •          Encore une autre chronique à venir !

18 commentaires on “En mars, encore de nouvelles traductions à découvrir !”

  1. MarinaSofia dit :

    Ah, oui, le Matei Calinescu est vraiment inoubliable! Je suis a convaincre encore avec Florina Ilis – je n’ai pas reussi a finir Vietile paralele (mais peut-etre que c’est a cause d’Eminescu).

    • Tu n’es pas une fan d’Eminescu? Tu devrais réessayer avec Cruciada copiilor. Ou alors avec celui-ci! Pour le Calinescu, je ne l’ai pas encore entre les mains… j’attends de voir si je partagerai ton avis.

      • MarinaSofia dit :

        Eminescu est un peu trop romantique et heroique pour mon gout. Je prefere les symbolistes, les depressifs, les malins, comme Bacovia, Blaga, Stanescu, Ion Barbu.

      • J’aime beaucoup ta classification des écrivains roumains. Mais c’est vrai que beaucoup d’écrivains et poètes de cette période souffraient d’un surplus de romantisme et d’héroïsme dont je ne suis pas fan non plus.

  2. Goran dit :

    Oh un Goran dans la liste ! À une époque je lisais tous les Goran, je les pensais tous aussi incroyable que moi et j’ai finis par me rendre compte que j’étais assez exceptionnelle 🙂

  3. Nathalie dit :

    Du coup je suis allée lire les billets sur les autres livres d’Ilis, qui m’intéressent un peu plus que le petit dernier. Et peut-être Calinescu aussi, à voir. Je vois d’ailleurs qu’il y a des enthousiastes à ce sujet !

    • Tu n’avais pas encore lu mes billets sur les autres livres d’Ilis????? Si tu te décides pour le Calinescu, on peut faire une LC… En tout cas, Marina est toujours source de bonnes recommandations.

  4. Vincent dit :

    Calinescu et Petrovic sont notés.

    • Un bon choix! Avec les livres de Florina Ilis et d’Alina Nelega, et celui de Mrozek, je crois que ce sont ceux que je mettrais en haut de ma pile si je devais faire une sélection dans la sélection.

  5. Patrice dit :

    C’est le genre de billets que j’affectionne ! Actualité très riche en perpective ! Evidemment, après la lecture de La Croisade des Enfants, comment ne pas vouloir lire le nouveau livre de Florina Ilis. Mais pas seulement…

    • Oui, ça fait plaisir de voir qu’il y a finalement pas mal de choses qui sont traduites. Ce n’est pas toujours le cas. Et pour Florina Ilis, je compte me pencher dessus bientôt. Le début a l’air bien intéressant!

  6. Ingannmic dit :

    A en croire la présentation de l’éditeur, le Florina Illis semble aussi foisonnant que sa « Croisade des enfants ».. et ça m’intéresse, bien sûr !


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