Voyageuses écrivaines ? Ecrivaines voyageuses ?

A la gare de Gorna Oryahovitsa, on lit aussi Zola.

L’année dernière, condamnée comme presque tout le monde à approfondir ma connaissance de mon chez-moi, j’avais rassemblé quelques-uns de mes livres autour du voyage et les avais (re)lus et chroniqués : cinq livres qui, partant de l’Ouest de l’Europe, s’en allaient vers l’Est, ou inversement qui, partant de l’Est (ou du centre), s’en allaient vers l’Ouest. Le plus ancien, Europica varietas de Márton Szepsi Csombor, datait de 1620 ; le plus récent, L’Est d’Andrzej Stasiuk, de 2014.

Dans mon billet introductif, j’avais noté que la littérature de voyage est « une forme d’écriture qui reste très masculine », et c’est tout aussi vrai pour ce qui concerne la littérature de voyage en provenance de, ou sur, l’Europe centrale, de l’Est et des Balkans. Cependant il y a, comme pour tout, des exceptions.

Après la série de l’année dernière, où je n’avais présenté que des livres écrits par des voyageurs écrivains (ou écrivains voyageurs), je prévois de présenter de manière ponctuelle au cours des mois à venir la petite poignée de livres écrits par des voyageuses écrivaines (ou écrivaines voyageuses) que j’ai pu rassembler. Parmi ces livres, certains ne sont pas (ou pas encore) traduits en français. Et pour étoffer ma liste (qui sinon risquerait d’être assez courte), je vais aussi m’aventurer vers des contrées qui ne figurent pas habituellement sur ce blog : la Russie, le Caucase, peut-être aussi l’Asie centrale.

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Cliquez sur les liens ci-dessous pour retrouver mes chroniques de l’année dernière :

Lajos Kassák, Vagabondages

Márton Szepsi Csombor, Europica varietas

Andrzej Stasiuk, L’Est

Mariusz Wilk, Le journal d’un loup

Paolo Rumiz, Aux frontières de l’Europe