De l’Estonie à Jérusalem en passant par Paris et l’Afghanistan – Quelques questions à l’écrivain Tiit Aleksejev

Il y a quelques jours, j’ai proposé une chronique de Le pèlerinage : dans ce roman historique, l’écrivain estonien Tiit Aleksejev fait revivre la première croisade (1096-1099) à travers le personnage d’un de ses participants, l’énigmatique Dieter.

Intriguée par ce roman, le premier d’une trilogie, j’ai posé quelques questions à son auteur. Voici ses réponses, traduites de l’anglais. Notre entretien date de la fin du mois d’août, alors que l’armée américaine et ses alliés terminaient leur retraite précipitée d’Afghanistan : c’est une actualité qui a coloré certaines questions et réponses.

Tiit Aleksejev, vous avez étudié, vécu et travaillé dans votre pays natal, l’Estonie, ainsi qu’en France, en Belgique, au Royaume-Uni… Où, et quand, est née l’idée du Pèlerinage ?

L’idée m’est venue de mon premier roman, et de mes cours à l’université de Tartu. J’ai suivi un cours sur l’histoire du Moyen-Âge et, à des fins d’authenticité, je me suis servi des chroniques de la Première croisade. Une grande partie de mon travail de recherche était donc déjà faite.

Quand j’ai écrit Le Royaume blanc [Valge kuningriik, son premier roman, paru en 2006], j’avais pris l’habitude de vérifier ce que j’écrivais avec des amis qui avaient fait la guerre en Afghanistan dans une unité spetsnaz des forces spéciales de l’armée soviétique. Je les harcelais de questions sur les détails, et ils me répondaient volontiers. Mes questions étaient principalement : est-ce que ça, c’était possible ? Est-ce qu’une telle chose aurait pu se produire ? Un de ces ex-soldats a fini par se fatiguer de cette inquisitio sans fin et m’a dit : tu sais, Tiit, dans une guerre tout est possible. Mais ces vétérans sont restés à mes côtés jusqu’à la fin, c’était une sorte de thérapie pour eux de parler avec quelqu’un qui voulait comprendre l’enfer qu’ils avaient vécu. Quand j’ai terminé ce roman, je me suis dit que je ne voulais plus faire de telles sessions de vérification et que je devrais trouver un sujet avec lequel j’étais vraiment à l’aise.

C’est à ce moment que j’ai compris que la Première croisade était ce sujet. De plus, il n’y avait absolument aucun témoin vivant qui aurait pu contredire ce que j’avais l’intention d’écrire, seulement des historiens. Mais je suis moi-même un historien, et je pensais que je pouvais faire la part des choses entre fait et fiction.

Le pèlerinage est le premier de trois livres que vous avez publiés en Estonie entre 2008 et 2019. Aviez-vous dès le début envisagé d’écrire sur la Première croisade et de développer votre héros sous la forme d’une trilogie, avec le siège d’Antioche comme tournant marquant la fin du premier volume ? Votre vision de la structure d’ensemble de la trilogie, et de son contenu a-t-elle évolué après la parution du premier livre ?

Le pèlerinage, traduit de l’estonien par Jean Pascal Ollivry, aux Editions Intervalles, 2018.

Je savais déjà quel serait le début, et quelle serait la fin, c’est à dire la libération de Jérusalem en juillet 1099. C’était déjà prometteur. J’avais aussi un protagoniste, un jeune homme qui découvre l’Orient et ressent un flux constant de nouvelles sensations. Et j’avais une trajectoire, de la France à la Palestine. Tout cela ressemblait à une road novel ainsi qu’à un Bildungsroman, un roman d’apprentissage. Alors j’ai pris la route. Mais, pendant que j’écrivais, j’ai compris que c’était plus qu’un voyage, que ce devait être un roman de pèlerinage : un voyage vers la connaissance de Dieu, comme disent les écrits gnostiques, et un voyage vers soi-même afin d’atteindre ce but. Curieusement, l’écriture a suivi le cours et la nature de la Première croisade. Je suis arrivée en Syrie romaine assez rapidement, avec de brefs arrêts à Constantinople et à Nicée, puis je suis resté à Antioche pendant deux volumes. Les croisés y sont restés quinze mois, après quoi il leur a fallu moins de sept mois pour terminer leur campagne. Ce n’est pas que j’étais coincé, ou ralenti, à Antioche : au contraire, il y avait soudain tant de choses à traiter. Je ne pouvais tout simplement pas repartir.

Je fais partie de ceux et celles qui aimeraient pouvoir lire les deux autres volumes de la trilogie. Que pouvez-vous nous dire sur ces deux autres volumes, par exemple concernant l’intrigue, le développement des personnages, le style ? Ces deux livres couvrent-ils l’intégralité de la vie de « Dieter » jusqu’à 1148 ? « Dieter » reste-t-il d’ailleurs le personnage principal pendant toute la trilogie ?

« Rythme » serait peut-être un meilleur mot que « style », dans ce contexte. Il y a le rythme de la marche. Et il y a le rythme du siège : quelque chose de fiévreux et de cumulatif, une tension croissante comme un arc tendu. Puis la flèche est décochée et c’est à nouveau le temps du voyage.

Il y a eu des souffrances intenses à Antioche, une tension psychologique constante ainsi que la faim, ce qui a donné lieu à des visions qui ont fini par faire partie de la réalité de la croisade. Une vraie apocalypse, une fin de monde qui atteint son paroxysme à Jérusalem. Une bataille non seulement contre les infidèles mais aussi contre l’Antéchrist lui-même. Les survivants se sont endurcis, dans leurs corps et dans leurs âmes. Et Dieter est l’un des survivants. Son amour le force à s’élever, puis il chute, et se relève à nouveau. Il y a un proverbe dans le Zohar, selon lequel le juste chutera et se relèvera sept fois.

Ce que j’apprécie dans l’écriture, c’est qu’il s’agit d’un voyage qui est nouveau pour l’auteur, pas seulement pour le lecteur. Soudainement, un peintre d’icônes a fait son apparition dans l’histoire et a refusé de la quitter, alors j’ai dû me plonger dans l’univers des icônes. J’ai parlé avec un peintre d’icônes pour comprendre ce qui pousse une personne à les créer, et la joie qu’on ressent à les peindre. J’ai étudié les icônes dans les églises, dans les musées et dans les monastères. J’ai prié devant les icônes. Je les ai touchées. Ensuite, j’ai à nouveau pu continuer. Je suppose que toute écriture qui en vaut la peine vient du corps. Il faut fait l’expérience des choses dont on parle. Sinon, ce n’est qu’une description, la peinture d’une décoration ou d’une affiche. Mais un écrivain doit faire plus que ça.

Il y a trois ans, vous avez publié un article intitulé « comment écrire un roman historique qui sonne juste ». Vous y écriviez que « ce qui compte, ce sont les voix » et que les écrivains doivent « lire le plus de sources possibles : chroniques, descriptions, rapports de bataille, chansons, poèmes etc. » afin d’y « trouver des fragments et des voix authentiques ». En créant le personnage de Dieter, vous êtes-vous inspiré de textes spécifiques issus de la Première croisade ? Ou peut-être, au contraire, de l’absence dans les sources de voix telles que celle de Dieter ?

J’étais intrigué par la Gesta Francorum, une chronique anonyme qui a peut-être été écrite par un laïc, peut-être par un combattant. En comparaison avec d’autres sources sur la Première croisade, son langage est simple et direct. La Gesta Francorum est devenue une base, un livre de référence pour les chroniques suivantes. Les scribes médiévaux issus du clergé n’aimaient pas le style de la Gesta et l’ont modifié : la priorité était de souligner la vérité divine, pas l’exactitude historique, mais ils ne pouvaient pas passer outre cette source, qui était trop « réelle ».

Et, oui, il y a une absence de voix dans l’histoire consignée par écrit, et l’impossibilité de reconstruire le passé dans son intégralité. Il y a un film russe, sur des criminels soviétiques, qui se sont évadés et qui, dans un village lointain pendant la Seconde Guerre mondiale, se battent contre des parachutistes allemands. En lui-même, le film n’est pas un exploit artistique. Mais la fin est magistrale. Les criminels tués sont enterrés par le forgeron du coin, un malade mental. Ce forgeron est le seul témoin à connaître toute la vérité. Mais il est fou et ne peut pas parler : une fureur sans bruit, encore plus extrême que dans le roman de Faulkner. Mais ces « histoires de fous » peuvent encore être dites. Les témoins silencieux peuvent tout de même encore être témoins.

L’édition française de Le Pèlerinage indique que vous avez conduit des recherches sur les principaux lieux des batailles en Terre Sainte pendant plus de dix ans. Pouvez-vous nous en dire davantage ? L’itinéraire du pèlerinage est-il bien documenté ? Quelles traces matérielles et intellectuelles la Première croisade a-t-elle laissées dans les pays modernes autrefois traversés par cette croisade ?

Une illustration ultérieure de la capture d’Antioche (source)

J’ai voyagé en Israël, en Turquie, en Syrie et au Liban. Dans certains de ces pays je suis restée plusieurs mois afin d’y faire des recherches sur les sites. Pendant longtemps, je ne pouvais pas me représenter Antioche : la vieille ville n’existe plus, il ne reste plus que quelques vestiges des murs de la ville et de la Porte de Fer. J’ai construit mon Antioche à partir de Damas, où les structures médiévales sont davantage visibles. C’est le destin des villes du Moyen-Orient : elles sont détruites, puis reconstruites mais parfois, comme dans la Beyrouth moderne, la destruction va si loin que le cœur historique s’affaiblit ou parfois s’arrête tout simplement de battre. Le nom historique reste, mais l’essence même de la ville est transformée.

Les trajets du pèlerinage sont assez bien documentés, surtout en Terre Sainte. Et les contours de Jérusalem correspondent aux formes anciennes, par exemple les murs de la ville. Les maçons ottomans ont suivi la trace des maçons des époques précédentes car c’était simplement plus efficace. Au Krak des Chevaliers, à 40kms de Homs, on peut aussi encore voir l’architecture des croisés dans toute sa splendeur.

Pour ce qui est des espaces ouverts, et surtout des sites de bataille, c’est une autre histoire. L’une des principales batailles de la Première croisade, qui a peut-être été la bataille décisive de toute la peregrinatio, a été celle de Dorylée, en juillet 1097. Au moins 150 000 combattants s’y affrontent, peut-être davantage. Mais le lieu exact de cette bataille n’a pas encore été identifié. On trouve donc des traces dans l’architecture, dans la culture matérielle et spirituelle, en termes d’influences sur les idées et les conceptions. Ces dernières sont les plus importantes : la libération de Jérusalem et la création du Royaume de Jérusalem ont transformé l’histoire culturelle européenne.

Le territoire aujourd’hui occupée par l’Estonie a lui aussi fait l’objet de croisades qui avait en principe pour objectif de christianiser les terres, mais en pratique se sont aussi transformées en contrôle des terres, des ressources et du pouvoir : est-ce qu’un lecteur estonien contemporain penserait à cet autre contexte historique en lisant votre roman ?

L’étendard en flammes, roman de Karl Ristikivi traduit par Jean-Pascal Ollivry (Alvik, 2005)

En Estonie, nous avons une culture spécifique du roman historique, et c’est vrai aussi pour beaucoup d’autres littératures d’Europe de l’Est et d’Europe centrale. Surtout dans les territoires qui ont été occupés par des puissances étrangères. En Estonie, il y a toujours eu des auteurs qui ont écrit à propos de temps lointains et de lieux étrangers. Comme par exemple Karl Ristikivi (1912 – 1977) qui a écrit des séries de romans sur l’époque médiévale et sur la Renaissance en Europe. Un de ses romans, écrit en 1962, s’intitule « La dernière ville » et porte sur la chute de Saint-Jean-d’Acre en 1291. C’est un chef d’œuvre et, quand je l’ai lu la première fois, je me suis dit – qu’en est-il de la première ville, Jérusalem ?

Les lecteurs estoniens sont habitués aux romans historiques « étrangers », ils ne les voient pas comme quelque chose d’inhabituel ou d’exotique.

En tant qu’écrivain, vous avez aussi publié des nouvelles, des pièces de théâtre et des scénarios, y compris sur l’histoire de l’Estonie au XXe siècle. Y a-t-il un genre, ou une période historique, pour laquelle vous êtes davantage connu en Estonie ?

Je suppose qu’en ce moment c’est l’année 1939, car un film a été réalisé à partir d’un de ces scénarios. « O2 » – référence à la deuxième section du quartier général militaire estonien ainsi qu’à l’oxygène – porte sur les derniers jours de la république estonienne, quand est arrivé l’ordre de ne pas s’opposer à l’Armée Rouge. Quelques officiers du renseignement militaire estonien ont décidé de ne pas s’y soumettre, et le film décrit leur opération non-autorisée, vivant à obtenir les codes secrets de l’Armée Rouge. Ils les ont ensuite donnés à leurs collègues finnois pour que ceux-ci les utilisent durant leur Guerre d’Hiver [1939-1940]. D’une certaine manière, ils ont sauvé l’honneur du pays.

Mais j’ai aussi les lecteurs qui ont eu la gentillesse de lire mes romans, donc c’est peut-être encore aussi le XIe siècle.

Votre premier roman, Le Royaume blanc, a été publié en 2006 et se déroule dans les années 1980, entre Paris et l’Afghanistan. A cette époque, l’Estonie faisait encore partie de l’URSS, et était donc peut-être davantage impliquée dans les guerres soviétiques en Afghanistan que nous – en Europe de l’Ouest – pourrions supposer. Comment en êtes-vous venu à choisir ces pays comme cadre de votre premier roman ? L’Afghanistan est-il encore un sujet important dans la sphère publique en Estonie ?

Je fais partie d’une génération d’Estoniens qui, aujourd’hui, a connu deux guerres en Afghanistan. Même les lieux – c’est à dire Helmand – sont les mêmes. La principale préoccupation des conscrits des années 1980 était d’être envoyé n’importe où en URSS, sauf en Afghanistan. J’en avais peur, moi aussi. Pour je ne sais quelle raison, les conscrits des pays baltes étaient souvent sélectionnés, peut-être afin d’éviter les désertions, qui étaient moins fréquentes parmi eux que parmi les conscrits d’Asie centrale. J’ai des amis estoniens qui se sont spécialisés dans les embuscades de convois de moudjahidine en provenance du Pakistan. Mais leur principal ennemi était leur propre unité, surtout au cours de la première année. C’était le temps de la dedovchtchina, une particularité de l’Armée soviétique. Il fallait qu’ils prouvent qu’ils étaient suffisamment fous pour qu’on les laisse en paix. Et que s’ils restaient solidaires et que quelque chose arrivait à l’un d’entre eux, les autres Estoniens viendraient les venger, et pas seulement avec les poings. Ainsi, ils se battaient sur deux fronts : contre les moudjahidine, et contre les combattants des forces spéciales des spetsnaz. Ils m’ont parlé de leurs expériences, sur un ton assez factuel qui me rappelle les textes de Svetlana Aleksievich sur la Seconde Guerre mondiale.

Et maintenant, nous avons une deuxième génération de vétérans estoniens. L’Afghanistan… en Estonie certains disent que cette guerre était absolument inutile. D’autres, que les forces armées estoniennes devaient s’engager pour leur avenir et qu’on ne forge pas des alliances dans des cabinets ministériels. Notre armée est fondée sur la conscription mais les missions en Afghanistan étaient basées sur le volontariat et ce sont des soldats professionnels qui y ont pris part. Ces soldats et officiers m’ont dit que c’était dur, mais qu’ils savent maintenant qu’ils ont l’expérience du combat sur le terrain. Cela, ils l’apprécient, ça fait partie de leur fierté : soit tu y as été, soit pas. Donc il y a de nombreuses approches à l’Afghanistan dans notre pays mais il y a une chose qui est certaine : l’Afghanistan fait partie du Proche-Orient de l’Estonie, un Orient qui est littéralement proche. 

L’Estonie a commémoré récemment le 30e anniversaire de la déclaration de son indépendance face à l’URSS. En tant que président de l’Union des Ecrivains Estoniens depuis 2016, que pouvez-vous dire à propos des principaux développements dans la littérature estonienne au cours de trente dernières années ? D’ailleurs, l’Union inclut-elle seulement des écrivains d’expression estonienne ?

Ivanov est aussi traduit en francais, aux éditions Le Tripode (par Hélène Henry, 2016)

En fait, nous avons aussi des auteurs de langue russe parmi nos membres, comme par exemple Andreï Ivanov qui est probablement le plus connu. Il a été nominé à plusieurs reprises pour le Booker Russe. Il n’est pas nécessaire de parler estonien afin d’être accepté comme membre de l’Union des Ecrivains estoniens. C’est une forme de solidarité entre écrivains. Le Covid a déjà transformé notre monde et mon opinion personnelle est que cette transformation est plus profonde qu’il n’y parait. Cette transformation va apporter des changements non seulement dans la sphère économique et sociale, mais aussi des changements de perception, au sens de Walter Benjamin. Nous aurons davantage de réfugiés venant du Moyen-Orient en Estonie. Il y aura des écrivains parmi ces réfugiés. Nous devons être prêts à soutenir ces personnes qui fuient des régimes qui mettent leur existence physique en péril, des régimes qui sont contre les droits humains et sont complètement malades.

En ce qui concerne les principaux développements dans la littérature estonienne, ils devraient correspondre aux développements dans la littérature européenne en général. Les romans mainstream rentrent dans deux catégories, toutes deux essentiellement visuelles et basées sur des techniques d’écriture de scénarios : une écriture qui se rapproche du film et une écriture qui se rapproche des séries dramatiques. Une version courte et une version allongée. Et puis il y a les romans qui suivent les motifs et les techniques des XIX et XXe siècles, soit modernes soit traditionnels : des romans qui utilisent au maximum le mot écrit. Il y a des choses qui ne peuvent être représentées que sous forme de romans, qui ne peuvent être ni mises en scène ni portées à l’écran : le chaos et l’harmonie de l’esprit humain, qui peuvent parfois co-exister. Et le défi principal pour un écrivain est de rester concentré, ce qui va devenir de plus en plus difficile. Ce sont les écrivains qui réussissent à se concentrer, à continuer à écrire, qui vont survivre.

Et pour finir, que lisez-vous en ce moment ?

Vies minuscules, de Pierre Michon, et Nothing to be afraid of (Rien à craindre), de Julian Barnes. Parce qu’il n’y a en effet rien à craindre !


11 commentaires on “De l’Estonie à Jérusalem en passant par Paris et l’Afghanistan – Quelques questions à l’écrivain Tiit Aleksejev”

  1. Olala ! Quelle interview ! merci beaucoup pour cet échange ! Ca m’a donné très envie de découvrir la trilogie ! (moi qui n’aime pas les sagas ! c’est dire !)

  2. nathalie dit :

    Le début de l’échange fait écho à des émissions de France Culture où était invitée une historienne qui a publié un livre sur les fixeurs (ce terme très lié à la guerre post 2001 en Afghanistan et Irak) au Moyen Âge. Une étrange concordance.
    Sinon grand merci pour cet entretien, qui suggère plein de pistes de lectures diverses. Il a l’air bien intéressant cet auteur et ceux qu’il cite. J’avoue que je n’avais jamais pensé que les soldats dits « soviétiques » de la guerre de l’URSS en Afghanistan pouvaient être estoniens, en gros des européens si proches de nous. On pense toujours aux Russes. Tout cela est très intéressant !

  3. Gaëlle dit :

    Merci pour cet entretien très intéressant, ça me donne vraiment envie de lire Le Pèlerinage!


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