Levan Berdzenichvili – Ténèbres sacrées. Les derniers jours du Goulag

 – Quels sont les objectifs de votre parti ? demanda Socrate.

Ion énonça avec aisance le programme modeste de son jeune parti :

– L’enterrement du système communiste, l’indépendance de la Géorgie et l’instauration de la démocratie.

Socrate, très cérémonieux et le visage grave, demanda :

– D’où un Grec tient-il cette passion pour la Géorgie ?

– Si le grand Socrate œuvre pour la grande Ukraine, pourquoi est-il impossible que le petit Ion le fasse pour la petite Géorgie ? demanda Ion, qui pesait au moins deux fois plus que Socrate.

Socrate, imperturbable :

– Alors, les trois à la fois, n’est-ce pas ? Renversement du communisme, indépendance, démocratie.

Ion s’enhardit :

– C’est ça. Dieu est Trinité.

Je n’avais pas encore lu Ténèbres sacrées lorsque j’ai annoncé qu’il y aurait du rire dans mon programme – sinon assez sombre – de janvier, et je ne l’avais pas non plus encore lu quand j’ai décidé de l’associer à Les beaux jours de l’enfer dans une petite séquence sur les intellectuels au Goulag. Mais je ne me suis pas trompée : le livre a beau se dérouler entièrement dans un camp de travail soviétique, on ne peut s’empêcher de rire à la lecture du récit – reconstruction en partie fictionnalisée – de trois années d’emprisonnement de l’auteur et de la célébration de ses codétenus d’alors.

L’expression bien connue de L.P. Hartley selon laquelle « the past is another country – they do things differently there » prend un sens particulier dans ce livre : lorsque Levan Berdzenichvili le publie en 2010, son passé est littéralement celui d’un autre pays désormais disparu, un pays où « les choses » se faisaient différemment et surtout où certaines choses ne se faisaient pas du tout. Fonder un parti indépendant, comme l’auteur, son frère et deux autres amis le font à Tbilissi en 1978, fait partie de ces choses interdites : tant le parti que sa revue (imprimée maison, publiée en 13 exemplaires) sont voués à rester clandestins, puisque les années 1970-1980 sont encore celles de l’URSS et du parti unique. Ce sont aussi les années du « légendaire article 70 du code pénal de la RSFS (République socialiste fédérative soviétique de Russie) relatif à l’« agitation et à la propagande antisoviétiques » (article 71 du code pénal géorgien) ». Enfin, ce sont encore les années du KGB, qui arrête les deux frères Berdzenichvili à « Tbilissi, rue Vedzini, n° 17. 23 juin 1983, six heures du matin » et les envoie, après quelques détours, « au Doubravlag, dans notre cher camp politique JKh 385/3-5 ».

… Barachevo, où j’ai passé les trois meilleures années de ma vie. Je parle de « meilleures années » dans une double acception : j’étais jeune et rien ne peut égaler la jeunesse, et j’y ai vécu mes expériences les plus enrichissantes. Où, sinon là-bas, aurais-je pu côtoyer tous ces hommes, si soigneusement rassemblés par le KGB ?

Berdzenichvili, philologue devenu député et directeur de la bibliothèque parlementaire de Géorgie, écrit ce livre un quart de siècle plus tard, dans une Géorgie devenue indépendante avec la chute de l’URSS et plus libre d’expérimenter avec les concepts de démocratie et de multipartisme. Il s’y remémore, avec une pointe de mélancolie, beaucoup d’humour et la verve du conteur, ce camp de travail, ses règles officielles et officieuses, et surtout, « ce qui [lui] importait le plus », les personnalités « de ses habitants – de [s]es amis codétenus et de [leurs] infatigables gardiens. »

Après un premier chapitre qui justifie tout le récit et lui donne d’emblée son ton facétieux, les quinze suivants s’appuient chacun sur un nom pour recréer une personne, un parcours, une anecdote, un pan de la vie du camp. Ainsi se dégage, de page en page, un portrait de l’URSS tel qu’elle est concentrée dans ce microcosme du camp : c’est une URSS très intellectuelle (et assez occidentale – on n’y rencontre pas vraiment de représentants des républiques d’Asie centrale), avec un certain degré de culture populaire partagée entre toutes ses nationalités. C’est aussi une URSS traversée par une même tension entre, d’une part, les institutions – légales, pénitentiaire… – et les mentalités ossifiées au cours d’un demi-siècle d’expérience communiste et, d’autre part, l’assouplissement des années 1970 et surtout 1980 – un assouplissement dont bénéficient les dissidents autant qu’ils en sont l’un des moteurs.

Si Gorbatchev n’avait pas été là, il serait mort au Goulag.

Par chance pour le récit de Berdzenichvili, ces quinze hommes sur lesquels il s’appuie pour son récit ont tous leurs particularités complémentaires : l’un est taciturne, l’autre a toujours le sourire aux lèvres ; l’un est plutôt glouton, l’autre sait économiser ses rations d’œuf en poudre ; de carrière ils sont géologue, philologue, commandant des forces aériennes, mathématicien, ingénieur. Il y a les Géorgiens (ceux de Tbilissi, ceux d’autre part), les Arméniens, les Ukrainiens, les Lettons, les Russes (les Moscovites, et les Pétersbourgeois « appelés Leningradois par les autorités du camp »), comme il y a des « libéraux incorrigibles », des partisans de l’indépendance ukrainienne, des marxistes « aux accents engelsiens » et des stalinistes assidus. Tous sont des prisonniers politiques, des dissidents condamnés pour avoir poussé trop loin leur utilisation de leur intellect. Malgré toutes les factions, les inimitiés et les suspicions qui fragmentent ce groupe, c’est cette incarcération au titre de « l’article 70 du code pénal » qui les distingue des détenus de droit commun et leur donne une certaine cohésion.

Il y a tout de même des exceptions à ce panthéon intellectuel, comme Arkadi Doudkine, le « héros » du premier chapitre, un analphabète, un fou de village inoffensif déjà assez âgé (il est condamné pour des faits remontant à son adolescence durant la Seconde Guerre mondiale) lorsque Levan Berdzenichvili fait sa connaissance au milieu des années 1980. Mort avant la fin de sa peine, il est enterré dans la fosse commune : « sans moi, écrit Berdzenichvili, il serait perdu. Personne ne saurait qu’il avait existé, que son existence avait un sens. »

Parmi les quatorze autres (il y a un 16e personnage, « moi », qui clôt le livre), certains sont décédés en exil après leur libération, d’autres ont repris le fil interrompu de leur carrière ou se sont reconstruit une vie à l’étranger. Morts ou vivants, proches ou perdus de vue, Berdzenichvili en fait des portraits truculents, mettant l’accent sur des pans spécifiques de leur personnalité que leur détention met en lumière.

C’était la première fois que Vadim Yankov, l’homme « à forte intensité scientifique » (comme le désignait Manilovitch, poète et psychologue, utilisant la terminologie industrielle et technologique en vogue à l’époque de la perestroïka), dévoilait sa passion pour Tsvetaïeva et pour la poésie. Notre attitude à son égard changea du tout au tout.

Bien sûr, c’est la rencontre contrainte de tous ces esprits qui crée l’étincelle intellectuelle et humoristique du livre : celui-ci est émaillé de débats, de joutes oratoires, d’inventions mathématiques, de « jeu intellectuel faisant appel à l’expression dramatique »

Rafik me fit comprendre par le mime « la Déclaration universelle des droits de l’homme », bible des prisonniers politiques. L’équipe perdante nous offrit le thé.

– Tu ne savais pas que sa maxime « Qui ne cherche pas l’amitié est un ennemi de soi-même » visait la Première Internationale ?

Cette célèbre maxime de Roustavéli orne, en cyrillique, cette jolie mosaïque en l’honneur de l’amitié entre l’Ukraine et la Géorgie soviétiques.

Village de Shroma, Géorgie, novembre 2021.

Il y a sûrement une bonne part d’invention et de fantaisie postérieure dans tous ces dialogues recrées des années plus tard, mais cela n’enlève rien à leur vivacité. De la linguistique au foot en passant par le cinéma et la théorie politique, tous les sujets sont bons à débattre, les plus sérieux étant réservés soit à « la salle d’eau – notre « fumoir » comme nous l’appelions affectueusement », soit au « cercle scientifique du camp politique de Barachevo » où les détenus organisent « un cycle de cours hebdomadaires portant tantôt sur les cultures nationales, tantôt sur des théories politiques ». C’est dans ce cercle, au cours d’un « dialogue socratique » mené par « Youri Badzio, un social-démocrate ukrainien » sur les arguments pour ou contre l’indépendance des républiques soviétiques (ma citation en introduction est extraite de ce débat), que « Vadim Anatolievitch Yankov, mathématicien topologiste, polyglotte et tête d’œuf » émet l’opinion, qui semble aujourd’hui si presciente, qu’il « craignait la violence d’une Russie restée seule ».

Dans cette « petite prison » au sein de la « grande prison » de l’URSS, cette poignée de détenus semble tellement plus grands que nature qu’on en oublierait – presque – qu’ils sont sous le contrôle de l’administration du camp et des vertoukhaï, les surveillants. Bien sûr, eux ne l’oublient pas et l’administration ne les oublie pas non plus.

C’est dans le chapitre – empli d’admiration et d’affection – consacré à Jora (« alias Guiorgui Khomizouri, alias Ernest Garaïev, alias Nekoba, alias Aparek Goulagouri, alias Vingt-six ») que Berdzenichvili souligne la singularité de leur sort :

Nous n’avons pas été emprisonnés dans les terrifiantes années 1930, ni pendant la guerre, ni à l’aube du mouvement dissident ou à l’époque de la stagnation de Brejnev, mais à l’époque de la démocratie soviétique, de la transparence et des réformes.

Ils n’en restent pas moins des prisonniers politiques privés d’une multitude de libertés. On se familiarise assez rapidement avec le vocabulaire du « sept plus cinq » (la peine maximale combinant camp à régime sévère et relégation), du chizo (isolateur disciplinaire), de la menace de privation des visites familiales ou d’accès au lariok, le « comptoir » du camp où les détenus peuvent dépenser l’équivalent des quelques roubles qu’ils gagnent en cousant des gants de chantier. L’administration du camp fait cependant face à un groupe d’hommes éduqués, coriaces et qui n’ont pas abandonné l’indépendance d’esprit qui les a amené à être condamnés. Nombreuses sont les occasions où ils font tourner l’administration en bourrique en reprenant à leur compte les simulacres de lois qui régissent l’URSS et le camp. L’absurdité des situations qu’ils dénoncent et des mesures qu’ils sont obligés de prendre pour établir leurs droits est l’une des sources récurrentes de l’humour du livre, même si les situations de départ n’ont rien d’amusant pour ces hommes privés d’années de leurs vies.

Il y a par exemple cette grève qu’avait entamé l’Ukrainien Badzio, ce « Prométhée de la grève de la faim et de la lutte pour les droits des détenus », afin d’obtenir un objet interdit : un réveil. Il y a aussi ce chapitre consacré à « Zacharie Lachkarachvili alias Johnny », dans lequel sont entremêlés la passion malheureuse de Johnny envers « Madame Ganitchenko, censeur, ennemie de classe des détenus » et la lutte – heureuse, elle – des « trois chvili » géorgiens pour obtenir le droit d’écrire à leurs familles dans leur langue maternelle plutôt qu’en russe. Ayant perdu cette bataille, Madame Ganitchenko en lance une autre, tentant de suspendre l’envoi des lettres des détenus géorgiens à leur femme ou leur mère sous prétexte qu’elles ne portent pas le même nom de famille que les détenus. Parce qu’elle fait appel à un détenu arménien pour trancher l’affaire, s’instaure « une tension arméno-géorgienne, qui n’avait plus été vue depuis 1919. Les arguments blessants s’accumulèrent : alphabet géorgien, monastère de la Croix de Mtskhéta, Roustavéli, cognac, Dinamo Tbilissi et Ararat Erevan ». Bref :

On décortiqua minutieusement cette affaire.

Mesquinerie d’un côté, pédanterie de l’autre, les situations absurdes se multiplient et les détenus ne manquent pas une occasion de les dénoncer, si nécessaire en s’adressant par lettre « sans mes respects » au « Camarade Procureur général de l’URSS ». Dans ces attitudes, on sent un peu du vent de changement qui souffle depuis que « sous la pression internationale », l’URSS a quasiment reconnu « l’existence des prisonniers politiques » et que les accords d’Helsinki portant entre autres sur le respect des droits de l’homme ont servi d’inspiration aux « Groupes Helsinki » qui se fondent dans les années 1970 et dont les fondateurs se croisent dans des camps tels que celui de Berdzenichvili. C’est une période où l’URSS commence à rendre publics les livres « d’Alexandre Soljenitsyne, Andreï Platonov, Varlam Chalamov et d’autres, aussi bien que des articles et déclarations d’Andreï Sakharov » tout en gardant derrière les barbelés les dissidents qui, un peu auparavant, faisaient circuler en samizdat les textes de ces mêmes auteurs « antisoviétiques » – l’occasion pour Berdzenichvili, à travers l’histoire de « Micha (Mikhaïl) Vassilievitch Poliakov » de mettre à nouveau le doigt sur l’absurdité du système soviétique. (Cela reste tout de même l’époque qui voit Andreï Sakharov, prix Nobel de la paix en 1975, condamné en 1980 à la relégation, et coupé du monde et de sa famille, jusqu’en 1986).

J’avais d’abord vu ces Ténèbres sacrées paraitre en anglais, dans une traduction du russe (lui-même traduit du géorgien), puis en hongrois, avec la même couverture et lui aussi traduit du russe. C’est sa parution imminente en français qui m’a enfin donné l’occasion de le lire : dans cette traduction française pour les éditions Noir sur Blanc, la traduction est réalisée à partir de l’original géorgien, par Maïa Varsimashvili-Raphael (déjà rencontrée avec son excellente préface au Malheur de David Kldiachvili) et Isabelle Ribadeau Dumas. La fluidité de la traduction est particulièrement remarquable étant donné les jeux de mots et les références culturelles et politiques (notamment soviétiques, géorgiennes et russes) qui émaillent le texte et sont régulièrement explicitées en notes de bas de page. Ces notes de bas de page, et les références qu’elles décryptent, sont le reflet tant de l’érudition des personnages, que de la culture et du langage soviétique qu’ils partagent. En ce qui concerne sa propre érudition, Berdzenichvili y fait une référence facétieuse dès les premières pages en cataloguant tous les sujets autres que la prison dont il sait qu’il peut discourir :

Grèce antique, Homère, Aristophane, Roustavéli, Vaja, Baratachvili, Galaktion, football, Pelé, Garrincha, El Fenomeno Ronaldo, ordinateur, Windows, Apple, Macintosh, iPhone, régime alimentaire, protéines, régime Atkins, glucides, ONG, fondations, instruction publique, histoire, politique, assassinat d’Ilia, identité géorgienne, voyages, Brésil… Tout ce que tu veux. Tu as la langue bien pendue.

En ce qui concerne l’érudition des autres détenus, et leur volonté de la déployer sous des formes plus ou moins sérieuses, l’ensemble du texte s’en fait le testament. Sous le rire de Berdzenichvili se cache aussi une admiration certaine pour leur dignité, leur droiture, et pour la persévérance presque candide avec laquelle ils luttent pour la défense leurs droits, dans un système pénitentiaire construit sur la négation de ces droits.

Cette place donnée à la vie de l’esprit dans un contexte de restrictions corporelles, m’a certainement remis à l’esprit les discussions de György Faludy et de ses codétenus durant leur incarcération dans le camp de travail de Recsk, telles que Faludy les immortalise dans Les beaux jours de l’enfer. Mais Berdzenichvili, qui dans ses premières pages évoque Proust pour s’en distinguer aussitôt, me donne envie de terminer cette chronique en évoquant un autre détenu, une autre époque des camps soviétiques, et un autre appel au savoir pour préserver le corps et l’esprit : il s’agit de Proust contre la déchéance. Conférences au camp de Griazowietz, de Joseph Czapski (Noir sur Blanc, 2012). Ce sera l’occasion d’une autre chronique, un autre jour.

Levan Berdzenichvili, Ténèbres sacrées. Les derniers jours du Goulag (წმინდა წყვდიადი, 2010). Traduit du géorgien par Maïa Varsimashvili-Raphael et Isabelle Ribadeau Dumas. Noir sur Blanc, 2022.

Avec ce titre, je contribue à l’initiative « Voisins voisines », qui vise à faire découvrir la littérature européenne contemporaine.

A partir de demain et jusqu’au 3 février, mes chroniques seront consacrées à l’Holocauste, dans le cadre des Lectures communes autour de l’Holocauste organisées avec Et si on bouquinait ?

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14 commentaires on “Levan Berdzenichvili – Ténèbres sacrées. Les derniers jours du Goulag”

  1. keisha41 dit :

    Bon, si c’est avec de l’humour, pourquoi pas?
    Et je relève le magnifique Proust contre la déchéance, en belle place chez moi sur les étagères, et lu bien sûr!

    • Pourquoi pas, en effet! C’est vraiment une approche particulière à cette expérience des camps, et qui vaut le détour. C’est aussi un livre vraiment intéressant sur la culture d’une époque – ou plutôt « les » cultures, avec ce mélange de cultures nationales, de culture soviétique, de culture des camps…

  2. Vincent dit :

    Je note les deux. Cet éditeur est vraiment à soutenir.
    Déjà, il y avait cette ironie mordante et de survie dans « Une journée d’Ivan Denissovitch ».

    • Oui, il y a beaucoup d’amour pour Noir sur Blanc sur ces pages!
      Il faudra que je relise Une journée d’Ivan Denissovitch. Dans mon souvenir, c’est l’hiver, il y a plus de cruauté gratuite – très different de ce que dépeint Berdzenichvili des décennies plus tard où cette nécessité primaire de survivre est quasiment absente.

  3. Proust est chez moi depuis pas mal de moi et sa lecture fut un grand et beau moment
    Je note ce livre sur le Goulag même si j’ai un peu de mal avec l’humour sur le sujet mais après tout l’humour peut aussi dire beaucoup et parfois le meilleur alors je crois que je tenterai l’aventure

    • Visiblement, il est temps que Czapski sur Proust trouve sa place aussi sur mon blog!
      Concernant l’humour, c’est vraiment beaucoup dans la manière de reconstituer les choses et de pointer l’absurdité des situations, après beaucoup d’années. Je doute qu’ils s’amusaient tant que ça dans le camp.

  4. nathalie dit :

    Ah oui Proust contre la déchéance est à lire, c’est magnifique. Bon je note ce récit de camp soviétique, au royaume de la misère et de l’absurde, ça a l’air très bien.

  5. Marilyne dit :

    Une pépite des éditions Noir sur Blanc. Je suis plus qu’intéressée ! Cette force de l’ironie pour garder la tête haute tout en devoir de mémoire, impressionnant. Nous nous retrouvons, cela fait une éternité que je me promets de chroniquer Proust contre la déchéance.
    A propos d’appel à la culture pour préserver l’esprit, sa liberté, je viens de publier ma première participation aux Lectures communes autour de l’Holocauste ( un catalogue d’artiste ). Peux tu me dire où te transmettre le lien.

  6. […] sacrées. Les derniers jours du Goulag, de Levan Berdzenichvili, que j’avais chroniqué en début d’année); le Kadaré m’intéresse évidemment, de même que le Bužarovska, et… je vais m’arrêter […]

  7. […] Ténèbres sacrées, de Levan Berdzenichvili, « sans doute le seul livre sur le Goulag qu’il est impossible de […]


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