Profession : historienne, ethnographe, « espionnes » (2)

Première partie de ma chronique de A spy in the archives. A memoir of Cold War Russia, de Sheila Fitzpatrick, et de My life as a spy. Investigations in a secret police file, de Katherine Verdery, annoncée dans mon précédent billet.


Hormis la similarité de leur sujet (Verdery fait plusieurs fois référence à Fitzpatrick, dont la recommandation apparait au dos du livre), les deux livres sont marqués par des objectifs et des personnalités très différentes. Sheila Fitzpatrick propose un récit accessible à toute personne s’intéressant aux autobiographies et à l’URSS ; son style est enlevé, amusé (par son regard sur elle-même et sur le milieu universitaire des années 1960 et 1970), et un brin narquois. Elle se souvient volontiers de ses échecs sur le plan humain (l’Angleterre où elle fait son doctorat la déprime complètement et ses premières semaines à Moscou sont aussi marquées par la volonté d’éviter au maximum le contact humain), mais elle parait intellectuellement très décidée. La manière dont elle retrace son cheminement intellectuel par rapport à son sujet d’études, est fascinante. Katherine Verdery est bien plus réfléchie : la Roumanie, dit-elle, lui a révélé une personnalité beaucoup plus sociable et preneuse de risques, mais elle reconnait aussi tous ses défauts humains, ses erreurs dans son approche à son sujet de recherche, et elle est encline à tout réévaluer et à se critiquer, y compris dans sa relation d’après 1989 avec la Securitate. C’est que, bien qu’elle fasse d’elle-même son propre sujet d’étude et d’analyse, son ouvrage a lui aussi une vocation scientifique et son approche est donc bien plus analytique que celle de Fitzpatrick. Verdery parle, par ailleurs, de gens qui sont parfois encore vivants, et dont elle prend soin de préserver l’anonymat (le degré d’attention qu’elle apporte à brouiller les identités des personnes dont elle parle m’a rappelé ce livre de Jaap Scholten sur les aristocrates hongrois de Transylvanie qui, vingt ans après la chute du régime Ceauşescu – ce qui n’est pas l’équivalent du démantèlement du régime – et 70 ans après les événements qu’il étudie, refusaient encore d’avoir leurs histoires publiées noir sur blanc en Roumanie).

Lorsqu’elles arrivent sur leurs terrains de recherche, Fitzpatrick et Verdery, toutes deux doctorantes, arrivent déjà de deux contextes différents. Verdery, en 1973, débarque en Roumanie après avoir grandi dans l’atmosphère frénétiquement anti-communiste des Etats-Unis ; elle insiste également à plusieurs reprises sur l’importance, dans sa mentalité d’Américaine, de la notion de transparence et d’honnêteté, ce qui la met d’emblée en dissonance par rapport à la société roumaine (pas seulement par l’approche au « secret » mais aussi plus généralement dans les notions d’amitié et de confiance qui, dit-elle, fonctionnent différemment). Quant à Fitzpatrick, elle a connu le socialisme par son père, activiste de gauche, militant pour les droits civils, engagé dans la cause des époux Rosenberg (condamnés à mort aux USA au début des années 1950 après avoir été accusés d’espionnage pour l’URSS). Ainsi, lorsque Fitzpatrick arrive à Oxford en 1964 pour y faire son doctorat sur l’histoire et la politique soviétique, elle écrit qu’elle « possédait probablement de meilleures connaissances de base sur l’espionnage que sur l’histoire russe ».

I wouldn’t have admitted myself to graduate school later, when I was a professor of Soviet history in America, but Oxford in the 1960s had no qualms. Oxford – which offered no courses in modern Russian history, and only Old Church Slavonic on the language side – was not really in the business of teaching its postgraduates anything. Cynically, one could say that it was a matter of hanging around to absorb the atmosphere and leaving with a brand-name degree in your resume [Plus tard, quand j’étais professeure d’histoire soviétique aux Etats-Unis, je n’aurai pas accepté ma propre inscription dans un cursus d’études supérieures, mais Oxford, dans les années 1960, n’avait pas de scrupules. Oxford – qui ne proposait aucun cours sur l’histoire russe moderne et, du côté des langues, seulement le Slavon d’église – ne se donnait pas vraiment pour objectif d’enseigner quoi que ce soit à ses doctorants. On pourrait dire, cyniquement, qu’il s’agissait simplement d’être là, d’absorber l’atmosphère puis de repartir avec un nom prestigieux sur son CV].

Fitzpatrick donne un aperçu du milieu russisant d’Oxford (et Londres et Cambridge), avec toutes ses suspicions d’espionnage pour le compte des uns (CIA) et des autres (URSS) – l’époque des « Cambridge Five » n’est pas si lointaine, et la suspicion pèse sur nombre de conférences et de journaux (Encounter, Dissent, Quadrant, Survey) qu’ils sont financés, via le Congress for Cultural Freedom, par la CIA. Elle est aussi très dédaigneuse envers les professeurs travaillant dans son domaine d’études : des anciens militaires devenus persona non grata en URSS, des historiens de la littérature, des personnes dont la vision de la Russie s’est, écrit-elle, arrêtée en 1917.

C’est donc un peu par esprit de contradiction qu’elle choisit son sujet de thèse : Anatoli Lounatcharski, Commissaire du Peuple dans le premier gouvernement bolchévique, « l’un des plus grands parmi tous les maîtres soviétiques du compromis ». Fitzpatrick nous en dit assez sur Lounatcharski pour nous expliquer en quoi le personnage était intéressant du point de vue de l’évolution des courants idéologiques dans les premières années du communisme soviétique, mais pas trop car ce n’est pas, dans ce livre, son sujet (elle l’a déjà traité dans The Commissariat of Enlightenment: Soviet Organization of Education and the Arts under Lunacharsky, 1917–1921, monographe issu de sa thèse et publié en 1970).

Dès son arrivée à Moscou en 1966, son récit prend une autre tournure : s’il y a un élément ethnographique au livre, c’est dans sa description des archives soviétiques et des contorsions qu’il lui faut faire pour les obtenir.

I became addicted to the thrill of the chase, the excitement of the game of matching my wits against that of Soviet officialdom. I thought it must be terribly boring to work, say, on British history, where you just went to the archives, checked the inventories, ordered some documents, and they brought them to you – fully predictable, no drama. What would be the fun of it ?

Son projet de recherche, envoyé avec sa demande de bourse puis révisé avec son directeur de thèse à Moscou, doit être réapprouvé : tout fond d’archive qui n’y est pas inclus lui sera interdit d’accès, et quant à savoir ce qui lui est autorisé, c’est un « guessing game », un jeu de devinettes. En tant qu’étrangère, il lui est interdit d’accéder aux inventaires d’archives et aux catalogues, de même que – cantonnée à la salle de lecture réservée aux chercheurs étrangers – elle ne peut pas juste aller chercher tel ou tel livre indiqué en note de bas de page. A cette atmosphère générale de secret et de dissimulation s’ajoute le poids de la censure (celle du passé et celle du présent) sur différents sujets : ainsi se rend-elle compte que des noms interdits des années 1920, tels que ceux de Trostski et de Boukharine ont été rayés à l’encre parmi les documents qu’elle a pu obtenir (« la Bibliothèque Lénine utilisait de l’encre pourpre »), avant d’être parfois rétablis à la main ; toute référence à 1937 – période des grandes purges – résonne comme un signal d’alarme parmi les bibliothécaires et les archivistes. Plus généralement, l’accès à l’information en URSS est contrôlé : pas d’annuaires téléphoniques (les étudiants et les gens de la campagne utilisent les kiosques où ils peuvent obtenir les numéros contre quelques kopeks), pas de carte détaillée de Moscou non plus (Fitzpatrick contourne cet obstacle grâce à un vieil ouvrage sur l’historique des rues de Moscou).

Une anecdote illustre autant ces difficultés que le caractère arbitraire de l’applications des règles officielles. Cherchant à lire les comptes-rendus des sessions du Narkompros – le Commissariat de peuple à l’Education – pour les années 1920, elle se heurte à un obstacle inattendu : à partir de la fondation de l’URSS en 1924, les archives du Narkompros ne sont plus gérées par les Archives d’Etat de l’URSS (qui est sur sa liste autorisée) mais par les Archives d’Etat de la République russe de l’URSS (dont elle ne connaissait pas l’existence, et qui n’est donc pas sur sa liste autorisée).

« My first idea was to pay an unauthorised visit to the State Archives of the Russian Republic and see what happened [Ma première idée fut de rendre, sans autorisation préalable, une visite aux Archives d’Etat de la République russe et de voir ce que ça donnerait]».

Un collègue polonais (venant d’un pays frère et donc ayant accès à plus d’informations) lui en dévoile l’adresse, et elle s’y rend. Mais les archives n’ont pas, lui disent-ils, de salle de lecture pour les étrangers et ne peuvent donc pas la recevoir. Son collègue polonais lui conseille de faire une nouvelle tentative, cette fois-ci armée d’une bouteille de cognac pour le directeur des archives. Mais elle ne se sent pas capable de jouer au jeu du pot-de-vin. Timide ? Un peu, mais déterminée, elle l’est certainement. Equipée du numéro du bureau du directeur, et de son prénom et patronyme, elle s’y rend tout de même et parvient à atteindre le bureau, où elle reçoit immédiatement une nouvelle réponse négative (ce qu’elle attribue en partie au fait qu’elle est une jeune femme face à un directeur âgé). A sa grande surprise, elle fond en larmes. A son encore plus grande surprise, c’est ainsi qu’elle obtient le droit d’accès.

Later I worked out that arbitrarily breaking rules can be even more fun for bureaucrats that routine refusal.

A ce moment de son séjour, elle est en train de s’apercevoir qu’elle a perdu le soutien de son directeur de thèse moscovite, Alexander Ovcharenko (Moscow State University School of Philosophy), membre du Parti, qu’elle soupçonne d’être « anti-libéral » par commodité. C’est un autre homme âgé qui est la cause du refroidissement d’Ovcharenko : Igor Sats, qui sera simultanément l’une des plus belles rencontres humaines du premier séjour de Fitzpatrick à Moscou, une aide énorme pour son travail de recherche sur Lounatcharski, et une fenêtre grande ouverte sur les tensions idéologiques internes à l’intelligentsia moscovite à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

En tant qu’assistant et beau-frère de Lounatcharski de 1923 jusqu’à la mort de ce dernier en 1933 (Sats avait alors tout juste trente ans), Sats avait été un observateur au cœur de la vie intellectuelle de cette période, fréquentant tant le philosophe marxiste hongrois Georg Lukács que l’écrivain dissident Andreï Platonov, tous trois contribuant également à Literatourny kritik, un journal « qui jouait un rôle provocateur et étonnamment indépendant dans le stalinisme des années 1930 ».

Raconteur absolument indifférent à ce qu’il peut être dangereux de dire tout haut, Sats régale Fitzpatrick d’anecdotes sur les années 1930, évoquant ouvertement Staline et les Purges. A l’époque de leurs discussions, celles-ci font encore partie de la mémoire vivante. Malgré le degré d’assouplissement et de « déstalinisation » apporté par l’arrivée au pouvoir de Khrouchtchev, les purges restent un sujet extrêmement délicat, mais « qui était à l’esprit de tous dans les années 1960 ». Sats passe outre les risques, et Fitzpatrick reprend dans son livre Everyday Stalinism une bonne partie de son analyse des purges et du processus qui y avait mené.

Igor telling me the story of his life was hard to separate from Igor teaching me Soviet history. I’m not sure that he strongly differentiated between the two himself, which was not unusual at that period, when the individual lives of everyone over forty had been so buffeted by public events of the recent past like the Purges and the war. 

Si Literatourny kritik était la voix de la provocation intellectuelle des années 1930, Novy mir était celle des années 1960. Au moment de sa rencontre avec Fitzpatrick, Sats y travaillait en tant qu’éditeur, et l’ensemble du chapitre 6 du livre est une plongée dans l’univers, et les mouvements tectoniques, de la sphère intellectuelle et idéologique de cette période. C’est une époque de grande tension autour de la censure et de l’exploration de ce qui peut être dit sur la réalité de l’URSS : un sujet qui intéresse autant au sein de l’élite soviétique qu’à l’extérieur de l’URSS tant elle est vue comme le marqueur du conflit entre le Comité Central du Parti et l’Union des Ecrivains d’une part, et les intellectuels de Novy mir. Le cas Novy mir illustre pour Fitzpatrick le simplisme avec lequel les intellectuels soviétiques sont vus à l’ouest comme des dissidents adhérant uniquement pour la forme au marxisme et au communisme. Chez Sats, elle voit au contraire un homme qui croit véritablement au marxisme des origines et, en littérature, promeut le réalisme socialiste (tel qu’il devrait être, c’est-à-dire comme une description de la réalité, une description « empirique, centrée sur les problèmes sociaux, respectueuse de la dignité et de la liberté de l’individu » plutôt que la glorification d’une certaine vision de la réalité), et qui déteste le modernisme. L’histoire de Novy mir et de sa relation avec la censure à cette époque est étroitement liée à l’histoire des écrits de Soljenitsyne et, bien qu’observatrice complètement périphérique à cette querelle, Fitzpatrick retrace les déboires de Novy mir pour obtenir de pouvoir publier Une journée d’Ivan Denissovitch, livre qui évoque l’autre sujet, encore très difficile à faire passer à l’écrit, du goulag (le livre sera finalement publié en 1962 avec le soutien personnel de Khrouchtchev).

Au début des années 1960, Soljenitsyne écrivait les deux romans autobiographiques Le premier cercle et Le pavillon des cancéreux, que Novy mir devait publier, et travaillait à la collecte du matériau pour ce qui allait devenir L’Archipel du Goulag. Mais la chute de Khrouchtchev en octobre 1964 et l’avènement de l’ère Brejnev signalent la fin de cette première période d’ouverture et, pour Soljenitsyne, la fin de son autorisation de publication en URSS. Alors que tant Novy mir (dirigé par Alexandre Tvardovski) que Soljénitsyne se battent avec la censure pour la publication de ces textes, les divergences idéologiques se creusent entre la revue et l’auteur : Tvardovski finit par voir en Soljénitsyne quelqu’un de fondamentalement anti-communiste et anti-soviétique, alors que Novy mir cherche encore à préserver sa position tout en restant au sein de la pensée communiste.

Novy mir’s epic battle to publish Solzhenitsyn raged for most of the three years that I was in Moscow for long periods of time as an exchange student:

La position de Novy mir, de Tvardovski, et par conséquent également d’Igor Sats face au pouvoir politique, n’est pas facilitée par la parution, au printemps 1968, du Pavillon des cancéreux dans une revue d’émigrés à Munich, dans une version qui n’est pas celle que Novy mir avait préparée dans l’espoir d’une publication en URSS. En Tchécoslovaquie, le Printemps de Prague bat son plein et, à Moscou, l’atmosphère est plus que tendue.

It was a cliff-hanger, not only because of the ever-changing balance of negotiation between the authorities and Novy mir, but also because of the larger-than-life characters involved, the Cold War context, and the sense of all concerned that incredibly weighty issues were at stake.

Pendant que ces combats idéologiques, politiques et personnels se déroulent dans la deuxième moitié des années 1960, Fitzpatrick vit sa vie d’étudiante étrangère, entre visites à Sats et sessions aux archives. Comme tous les étudiants étrangers, elle a été prévenue de la surveillance dont elle fera l’objet, et qui pourrait trop facilement mener à la fin de sa bourse. Elle se sait suivie, sait lire les mégots de cigarette qu’on a laissé trainer sur son appui-fenêtre. Certaines rencontres sont vraiment dérangeantes – comme celle avec un supposé chercheur est-allemand qui tente de la « séduire » avec l’aide de sa colocataire, d’autres paraissent absurdes, comme celle avec cet homme qui, en connivence avec la serveuse de la cafétéria, la prend en photo alors qu’elle est en train de manger.

Durant l’été 1968, alors qu’elle est en Angleterre, Fitzpatrick apprend avec « un choc immense » l’invasion de la Tchécoslovaquie et la fin brutale mise à la tentative d’émancipation du pays. C’est aussi cet été-là qu’est publié, dans le journal Sovetskaya Rossiya, un article la dénonçant comme une quasi-espionne. Au cours des mois et de l’année suivants, écrit-elle, « les journaux soviétiques avaient augmenté l’intensité de leurs attaques contre les soviétologues occidentaux ». C’est dans ces conditions qu’elle retourne à Moscou en octobre 1969 pour cinq mois. La confusion qui régnait déjà autour de son nom (les autorités utilisent parfois son nom de jeune fille, et parfois son nom de femme mariée, toujours mal orthographiés en cyrillique) ne fait qu’augmenter lorsque, nouvellement remariée, elle arrive avec un nouveau nom, que les autorités s’empressent de mal transcrire. C’est peut-être ce qui lui permet de passer relativement inaperçue malgré le nouveau statut d’espionne qui lui a inventé ce journal trop zélé. La fin de son séjour signe la fin du livre.

Ce récit de ses années moscovites est aussi un peu l’histoire de ses débuts en tant qu’historienne, l’une des premières à voir transitionné de la « soviétologie » à l’URSS comme un sujet d’étude historique à part entière alors que, pour beaucoup d’historiens de l’époque, l’histoire, en ce qui concernant la Russie, s’arrêtait en 1917.


Trois ans plus tard, en juillet 1973, Verdery arrive pour son premier séjour en Roumanie. Sur le plan international, le contexte est différent des années de stagnation de l’ère Brejnev, et de la crise de 1968, que connait Fitzpatrick à Moscou. Lorsque Verdery arrive, écrit-elle, « la Roumanie était le seul pays où il était relativement facile de faire de la recherche de terrain » et les relations entre la Roumanie et les pays occidentaux étaient encore relativement ouvertes. Son livre, My life as a spy, couvre cette première période de recherche ainsi que les suivantes, y compris sa dernière visite en Roumanie dans les années 1980. Elle y trouve alors un pays en prise avec une vraie paranoïa envers les espions occidentaux, paranoïa qui n’a été qu’augmentée par l’élection de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis, par le lancement des Star Wars, le renouveau de la rhétorique de guerre froide, et le discours explicitement anticommuniste du nouveau président. Elle retrouve également un pays dont les dirigeants (également paranoïaques) sont profondément opposés aux élans réformistes de Gorbatchev en URSS, en plus d’être aux commandes d’une économie en chute libre. Quelles seront les conséquences, pour Verdery et ses liens professionnels et amicaux avec la Roumanie, de cette direction de fermeture que prend le pays ?  

J’y reviendrai dans la deuxième partie de cette longue chronique.


3 commentaires on “Profession : historienne, ethnographe, « espionnes » (2)”

  1. nathalie dit :

    Ça y est, j’ai lu les articles espionnes et Müller, c »est vraiment passionnant. Je regrette que ces livres ne soient apparemment pas traduits en français (à part Fils d’espionne si j’ai bien vu), cela nous en apprendrait beaucoup.

    • En français: Fils d’espionne, et Revu et corrigé (je n’ai encore lu ni l’un ni l’autre). En effet, c’est bien dommage que les deux livres sur les « espionnes » ne soient pas traduits, surtout le Fitzpatrick qui est a la fois fascinant et très bien rythmé. En même temps, c’est peut-être aussi, des deux livres, celui qui est le plus empreint de son contexte anglo-saxon (et surtout universitaire anglo-saxon) de départ, qui parlera sûrement moins dans la sphère francophone. Je ne sais pas s’il existe des livres similaires (chercheur universitaire + autobiographie + narration + Guerre froide) en français.

  2. […] recherches. Dans ce billet, je proposais une présentation générale des deux livres et, dans celui-ci, j’évoquais surtout le livre (passionnant) de l’historienne Sheila Fitzpatrick et ses […]


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