Isaac Bashevis Singer – Le golem

Isaac Bashevis Singer est l’auteur d’une œuvre prolifique et conséquente. Sur Passage à l’Est ! les deux titres que j’ai déjà chroniqués illustrent seulement un pan – ou plutôt un format – de sa production littéraire : la nouvelle. Au tribunal de mon père et Le Spinoza de la rue du marché illustrent aussi l’importance des souvenirs d’enfance de la Varsovie juive des premières décennies du XXe siècle, souvenirs qui servent aussi de matériau pour certains romans, comme Shosha. En dehors du blog, j’ai aussi lu des romans, notamment L’esclave – l’aimerais-je autant maintenant que quand je l’avais lu il y a plus de quinze ans ? Je l’espère. Dans L’esclave, on trouve un I.B. Singer qui puise davantage son inspiration dans l’Histoire, puisque ce roman se déroule dans la deuxième moitié du XVII siècle, après le soulèvement des Cosaques de Khmelnytsky (période dans laquelle il avait déjà situé Satan à Goray, son premier roman publié en 1933/1935).

Avec Le golem (1969 en yiddish, 1981 en anglais), I.B. Singer fait encore un bond vers le passé, ainsi qu’un bond dans l’espace : cette fois, c’est à Prague, sous l’empereur Rodolphe II, qu’il s’installe pour ce petit roman (82 pages dans l’édition Seuil) destiné autant aux « petits » qu’aux « grands » lecteurs.

Lire la suite »