Osvalds Zebris – A l’ombre de la Butte-aux-coqs

Cet été, ma série de romans historiques m’avait emmenée en Estonie, vers le début du XXe siècle : c’était alors une province de l’empire russe ; de Saint Pétersbourg émanait le pouvoir ultime, de là partaient également les ordres pour anéantir toute revendication telle que celle qui est au cœur du superbe roman Le fou du tzar.

Maintenant, c’est vers la Lettonie voisine que je me dirige avec A l’ombre de la Butte-aux-Coqs. L’action s’y déroule une centaine d’années après celle de Le fou du tzar, donc dans les premières années du XXe siècle, mais on y retrouve des éléments similaires, avec d’une part des communautés rurales traditionnelles dont s’est en partie extrait le personnage principal, et d’autre part des aspirations politiques réprimées par l’appareil de contrôle du tsar. Un autre parallèle intéressant, entre ces deux livres sinon tout à fait différents, concerne le narrateur : dans les deux cas, ils sont issus du monde paysan, mais ils s’en sont éloignés après être passés par l’école (tout le monde n’y a pas encore accès) ; mais là où Jakob Mettich se tient à l’écart des discussions politiques par choix, Rūdolfs, le narrateur d’A l’ombre de la Butte-aux-coqs, se retrouve mêlé à l’action, plutôt parce que les circonstances l’y ont poussé que parce qu’il le souhaitait vraiment. Lire la suite »


2020 : Le mot de la fin d’année

WordPress me dit que j’ai écrit 76 billets cette année. Avec celui-ci, 77. Pour parler de quoi ?

De livres, bien sûr ! Principalement de la littérature d’Europe centrale, de l’Est et des Balkans. J’ai chroniqué 34 livres, traduits de pratiquement toutes les langues de la région. Les voici (avec entre parenthèse la date de publication originale) :

Et aussi de l’italien (Aux frontières de l’Europe, de Paolo Rumiz). Ainsi que deux livres écrits directement en français : Demain la brume (2020), de Timothée Demeillers, et Les mots brisés (2020), de Martin Daneš.

Parmi ces 34 chroniques, 14 portaient sur des livres publiés cette année (j’ai recensé une cinquantaine d’ouvrages, principalement de fiction, publiés cette année : j’en ai déjà fait un petit récapitulatif ici).


Le monde des livres serait beaucoup plus triste sans la variété des maisons d’édition et le travail de traducteurs et traductrices. Cette année, j’ai chroniqué des livres :

… publiés par des grandes et des petites maisons d’édition : Actes Sud, Agullo, Asphalte, Belleville, Christian Bourgois, Denoël, Editions d’En bas, Fayard, Gaïa, Gallimard, Ginkgo, JC Lattès, La Différence, Laffont, L’Herne, Libretto, Mercure de France, Noir sur Blanc, Séguier, Syrtes.

… et traduits par Jusuf Vrioni (albanais), Marie Vrinat-Nikolov (bulgare – un entretien à retrouver avec elle et Isabelle Carré ici à propos du prix INALCO qu’elles ont co-fondé), Mireille Robin et Chloé Billon (croate – un entretien avec Chloé Billon à retrouver ici), Jean-Luc Moreau (estonien), Roger Richard (hongrois), Nicolas Auzanneau (letton), Margot Carlier et Laurence Dyèvre (polonais), Florica Courriol, Laure Hinckel, Alain Paruit, Philippe Loubière et Marily le Nir (roumain), Alain Cappon et Gojko Lukić (serbe – un entretien avec Gojko Lukić à retrouver ici), Jean Descat (serbo-croate), Barbora Faure (slovaque), Antonia Bernard, Stéphane Baldeck, Andrée Lück-Gaye et Claude Vincenot (slovène), Benoit Meunier (tchèque) et Iryna Dmytrychyn (ukrainien).

Que vais-je retenir de cette année de lecture ? Tout – c’était en général une bonne année de lecture – mais en particulier :

Mères, de Théodora Dimova, pour la concision des portraits et des univers qui constituent ce roman bref et percutant.

Vagabondages, de Lajos Kassák, pour l’entrain sans vergogne de ce voyageur pédestre des années 1900.

Katarina, le paon et le jésuite, de Drago Jančar, pour la texture, le style et l’ambition de ce roman historique.

Les turbines du Titanic, de Robert Perisić, pour le cynisme léger de ce roman contemporain, pour l’humanité des personnages qui le peuplent, et pour la qualité de la traduction.

Timor mortis, de Slobodan Selenić, pour la réflexion sur l’écriture et sur l’histoire dans une région aux contours mouvants.

Le musée des redditions sans condition, de Dubravka Ugrešić, pour le jeu de l’écriture et de la construction qui donne tant de profondeur à ce livre méditatif.


J’ai aussi écrit quelques articles thématiques, qui m’ont au passage permis de donner libre cours à ma manie des listes :

Nouveauté de cette année, j’ai aussi parlé de 27 livres qui n’ont rien à voir avec la littérature d’Europe centrale, de l’Est et des Balkans. Je l’ai fait en six épisodes (#1, #2, #3, #4, #5, #6). C’est déjà une sélection de ceux que j’ai le plus apprécié, dont je ne vais pas faire de sous-sélection, même si tout compte fait certains me resteront vraiment à l’esprit…

Pour l’année prochaine ? Un peu de la même chose, avec toujours l’envie de faire plus et mieux.

Deux rendez-vous s’annoncent pour les prochaines semaines : le 13 janvier, une lecture commune autour d’Ismail Kadaré (Le général de l’armée morte, mais la porte est ouverte à n’importe quel autre titre de cet auteur prolifique) ; et du 27 janvier au 3 février, une semaine dédiée à la littérature et l’Holocauste, en compagnie de Patrice (Et si on bouquinait?).

J’ai aussi un projet qui m’emmènerait encore plus loin si je le lance, mais qui est encore en gestation…

En tout cas, aucun risque de tomber en panne de lecture en attendant.


Tout ça pour dire, aussi : merci!

Merci à vous tous pour vos passages, votre compagnie, vos commentaires, vos remarques, et que 2021 soit pour tous une bonne nouvelle année de lectures !


P.s. presque 10 ans de blog, et ce n’est que la deuxième fois que je fais un mot de fin d’année !


Nouvelles parutions : un dernier tour d’horizon pour 2020

Avec :

1

Un article. C’est dans le dernier numéro des Cahiers Lituaniens : un aperçu par Marielle Vitureau de l’histoire de la traduction en français de La saga de Youza, de Youozas Baltouchis d’un des romans lituaniens les mieux connus et aimés à l’étranger (à juste titre. J’ai gardé un excellent souvenir de ce roman chroniqué ici). Pour retrouver le sommaire des Cahiers Lituaniens, c’est sur ce lien, et l’article de Marielle Vitureau, directement sur ce lien.

2

Deux numéros. Ce sont ceux de la revue Po&sie, qui portent le titre « Europe, centrale ». Sous la houlette de Guillaume Métayer, sont rassemblés des textes inédits, principalement contemporains (mais avec quelques exceptions : Kafka fait une apparition). Un extrait de l’introduction : « Nous constatons que la poésie centre-européenne est d’une vitalité exceptionnelle, et pourtant nous n’en avons presque pas trace. » Feuilletant le numéro 170, j’y trouve plusieurs poèmes d’Olja Savičević Ivančević (dont j’avais présenté le roman Adios cow-boy ici), une présentation par Cécile Kovacshazy du poète rom Ilija Jovanovič et des sujets qui parcourent son œuvre (l’exil, la stigmatisation, la pauvreté, l’Holocauste), cinq poètes polonais contemporains, d’autres tout droit arrivés des îles adriatiques… Pour retrouver le numéro 170, c’est par ici, et pour le numéro 171, par-là, et si c’est une table-ronde de présentation de ces numéros qui vous intéresse, il y en a une ici.

3

Trois livres (dont deux parus en novembre). Il s’agit de :

Les secrets, d’Andrus Kivirähk (l’auteur de L’Homme qui savait la langue des serpents), « une histoire joyeuse, tendre et drôle, pour la famille » dans laquelle l’auteur, « avec son humour et son imagination caractéristiques, (…) nous ramène au pays de notre enfance et à ses rêves éveillés », dit l’éditeur Le Tripode. Traduit de l’estonien par Jean-Pierre Minaudier et illustré par Clara Audureau (paru le 5 novembre).

Tous nos corps, de Géorgui Gospodinov, « recueil d’une centaine de microfictions environnementales » dans lequel « le corps du narrateur se fond avec le corps social, le corps animal, le corps floral, sur un ton a la fois tendre et drôle, humoristique et méditatif », dit l’éditeur Intervalles. Traduit du bulgare par Marie Vrinat-Nikolov (paru le 20 novembre). Chronique à venir.

La convocation, de Herta Müller : « Roumanie, à la fin des années Ceausescu. Surprise en train d’envoyer un message vers l’Ouest, la narratrice est convoquée dans les bureaux de la Securitate. Jour après jour, les interrogatoires se succèdent, aussi absurdes qu’inquiétants », dit l’éditeur Gallimard. Traduit de l’allemand par Claire de Oliveira (paru le 3 décembre).

8

C’est mon dernier article sur les nouvelles publications de cette année. Vous avez peut-être raté un épisode ? Je vous récapitule ici mes huit précédents articles sur les nouvelles publications 2020 (avec liens vers les livres déjà chroniqués).

En janvier : un polar polonais, un roman historique lituanien et une fresque historique roumaine.

Également en janvier : deux petits textes tchèques.

En février : un écrivain bosniaque francophone, un écrivain polonais exilé, un roman-témoignage tchèque, un (autre) polar polonais, un Vagabondage hongrois, un dissident polonais, des Journaux de Kafka, et un voyage anglo-bulgare à la Lisière.

Tout début mars : une enfance moldave, des vies polonaises, une fuite slovène en Europe centrale, une coiffeuse slovène, un rockabilly croate, un écrivain tchèque vu par un autre écrivain tchèque, une BD médiévale fantastique, une autobiographie ukrainienne en images, et un morceau de ciel franco-lituanien.

En juin, des affaires personnelles polonaises, une collection albanaise, un voyage ukrainien entre trois capitales, un autre (tchèque) au temps du changement climatique, une mission auprès d’un prince de Roumanie, et une autobiographie romanesque de la Lituanie de la première moitié du XIXe siècle.

Fin août : un roman roumain à travers un siècle et deux continents, un roman d’apprentissage croate, une révolution aux accents lettons, quatre destins franco-yougoslaves, des récits tchèques, un bal de porcs slovaques.

Fin septembre : une prix Nobel polonaise, des évasions de guerre polonaises, un recueil yiddish, une ville aux acacias et un vagabond du Danube, tous deux roumains

Et enfin, en novembre : deux offrandes croates, un monologue slovaque, un voyage franco-roumain dans les Balkans, un thriller ésotérique en Transylvanie, un étrange cas de BD tchèque, une exclave russe en images, et des promenades dans la campagne serbe d’antan.

50 (+/-)

Au total une bonne cinquantaine de titres recensés cette année, principalement de fiction, et parmi lesquels 11 traduits du polonais, 7 du tchèque, 6 du roumain, 4 du croate, deux chacun du slovaque, du slovène et du lituanien, et un chacun du lituanien, du bosniaque, du hongrois, du yiddish, de l’albanais, du russe (Ukraine), du serbe et du letton, ainsi qu’un autre traduit de l’anglais, un de l’allemand et sept écrits en français.

J’ai hâte de voir ce que nous réserve l’année prochaine!


C’est la rentrée ! Quelques livres à paraître en août-septembre

C’est la rentrée, et pour le blog aussi ! Parmi les 511 romans et recueils de nouvelles de la rentrée littéraire 2020 (« le plus faible nombre de livres depuis la rentrée 1999 », dixit Livre Hebdo), une petite poignée provient de (ou a trait à) l’Europe centrale, de l’Est et des Balkans. Voici ceux que j’ai collectés :

Aux Editions Noir sur Blanc, le 20 août : Les Oxenberg et les Bernstein, de Catalin Mihuleac (traduit du roumain par Marily Le Nir). Lorsque la riche Américaine Dora Bernstein et son fils Ben se rendent dans la ville roumaine de Iaşi, durant l’été de 2001, deux histoires se rejoignent « entre secrets de famille et zones d’ombre de la mémoire collective », y compris celle concernant l’histoire de la Roumanie fasciste de l’entre-deux-guerres. La présentation de l’éditeur sur ce lien.

Aux Editions JC Lattès, le 2 septembre : Adios cow-boy, d’Olja Savičević (traduit du croate par Chloé Billon). Présentation de l’éditeur : « cet envoûtant roman d’apprentissage nous offre le portrait saisissant d’une génération perdue, au cœur d’une banlieue croate abîmée par la guerre. Une œuvre magistrale sur l’intolérance et la violence, sur le désir et la différence. ».

  • Ma chronique (enthousiaste) à retrouver sur ce lien.

Chez Agullo Editions, le 3 septembre : A l’ombre de la Butte-aux-coqs, d’Osvalds Zebris (traduit du letton par Nicolas Auzanneau). Présentation de l’éditeur : « Riga, 1905. (…) Dans la ville chamboulée par la violence, entre émeutes ouvrières et pogroms, souffle un vent de révolution. (…) L’année suivante, l’enlèvement dramatique de trois enfants tient la police de Riga en haleine. Quels sont leurs mobiles ? La réponse anéantira les vies de deux familles, pendant qu’elles cherchent à comprendre qui est coupable dans cette révolution où tout le monde est une victime. »

Aux Editions Asphalte, le 3 septembre : Demain la brume, de Timothée Demeillers. En 1990, entre Nevers, Zagreb et Vukovar, quatre « destins malmenés par l’Histoire, dans une Europe où les frontières se renforcent au lieu de s’effacer » (présentation de l’éditeur).

Aux Editions Noir sur Blanc, le 17 septembre : Le châtiment de Prométhée et autres fariboles, de Karel Čapek (traduit du tchèque par Marlyse Poulette). Ce recueil de récits fait partie de la collection La bibliothèque de Dimitri, qui republie des livres édités d’abord par les éditions L’Age d’Homme (en 1969, pour celui-ci). « Le Châtiment de Prométhée et autres fariboles se compose de 29 récits, écrits entre 1920 et 1938, qui réinterprètent, avec beaucoup de malice et d’intelligence, les grandes thématiques bibliques et historiques », dit l’éditeur.

Chez Agullo Editions, le 24 septembre : Le bal des porcs, d’Arpad Soltesz (traduit du slovaque par Barbora Faure). Deuxième roman de l’auteur en français après le très réussi Il était une fois dans l’Est (que j’avais chroniqué ici), Le bal des porcs fait revenir en scène le journaliste Schlesinger, cette fois autour d’un « vaste réseau de prostitution, de corruption et de chantage organisé par la mafia calabraise qui a bien l’intention de faire main basse sur tous les trafics possibles en Slovaquie. » « En se jouant de cette frontière tenue où la réalité dépasse la fiction, [Arpad Soltesz] décrit un monde glaçant dans lequel il n’y a pas de frontière entre la mafia et la politique, ni entre le crime et la loi », dit l’éditeur.

Et vous, est-ce que ces livres vous inspirent autant que moi ?


Livres par auteur

A –

Abele, Inga: Les cerfs noirs

Adamesteanu, Gabriela: Une matinée perdue

Albahari, David: Goetz et Meyer

Anderman, Janusz: Tout le temps

Andric, Ivo: L’Éléphant du vizir

Andrukhovych, Sofia: Felix Austria

B –

Babits, Mihály: Le fils de Virgile Timár

Baltouchis, Youozas: La saga de Youza

Bánk, Zsuzsa: Le Nageur

Barka, Vassil: Le prince jaune

Becker, Jurek: Sleepless Days

Bodor, Ádám: La Vallée de la Sinistra

Brežná, Irena: L’ingrate venue d’ailleurs (Die undankbare Fremde)

C –

Capek, Karel: Lettres d’Angleterre

Chwin, Stefan: Hanemann

Ciocan, Iulian: L’empire de Nistor Polobok

D –

Daneš, Martin: Le char et le trolley

Daneš, Martin: Les mots brisés

Demeillers, Timothée: Demain la brume

Déry, Tibor: La phrase inachevée

Dimova, Théodora: Mères

Dragomán, György: Le bûcher

Dragomán, György: Le roi blanc

Drndić, Daša: Sonnenschein

Duroy, Lionel: L’hiver des hommes

E –

Edelman, Marek et Hanna Krall: Mémoires du ghetto de Varsovie

Esterházy, Péter: Harmonia Caelestis

F –

Fejtö, François: Voyage sentimental

Ferić, Zoran: Le piège Walt Disney

Fink, Ida: Le voyage

Frigyes, Karinthy: Voyage autour de mon crâne

Fuchs, Erzsébet: Le dernier bateau d’Odessa

Füst, Milan: L’histoire d’une solitude

G –

Galgoczy, Elisabeth (Erzsébet): La chapelle Saint-Christophe

Ganea, Tudor: La femme qui a mangé les lèvres de mon père

Gàrdos, Péter: La fièvre de l’aube

Garton Ash, Timothy: The File. A personal history

Gary, Romain: Éducation européenne

Gheorghiu, Virgil: Dieu ne reçoit que le dimanche

Gion Nándor: Le soldat à la fleur

Gombrowicz, Witold: Cosmos

Grendel Lajos: Les cloches d’Einstein

H –

Hász, Róbert: La Forteresse

Hász, Róbert: Le passage de Vénus

Heiss, Lisa: Askania Nova. Le paradis dans la steppe

Hrabal, Bohumil: Une trop bruyante solitude

Huelle, Pawel: Who was David Weiser?

I –

Ikstena, Nora: Soviet Milk

Ilis, Florina: La croisade des enfants

Ilis, Florina: Les vies parallèles

Istrati, Panait: Kyra Kyralina

Istrati, Panait: Oncle Anghel

J –

Jančar, Drago: Katarina, le paon et le jésuite

Janesch, Sabrina: Katzenberge

Jergovic, Miljenko: Le jardinier de Sarajevo

Jókai, Maurice (Mór): Les Baradlay

K –

Kadaré, Ismail: Avril brisé

Kadaré, Ismail: La niche de la honte

Kadaré, Ismail: La Pyramide

Kadaré, Ismail: Le crépuscule des dieux de la steppe

Kadaré, Ismail: Le diner de trop

Kadaré, Ismail: Le général de l’armée morte

Kadaré, Ismail: Les tambours de la pluie

Kapuscinski, Ryszard: Imperium

Kapuscinski, Ryszard: Mes voyages avec Hérodote

Kapuscinski, Ryszard: Shahs of Shahs

Karakaš, Damir: Blue Moon

Kassák, Lajos: Vagabondages

Kertész, Imre: Roman policier

Kiš, Danilo: Jardin, cendre

Kongoli, Fatos: Le dragon d’ivoire

Kongoli, Fatos: Le paumé

Konrád, György: Les Fondateurs

Kosmač, Ciril: La Ballade de la trompette et du nuage

Kosztolányi, Dezső: Anna la douce

Kosztolányi, Dezső: Alouette

Kovac, Mirko: La vie de Malvina Trifkovic

Krasznahorkai, László: Au nord par une montagne, au sud par un lac…

Krasznahorkai, László: La mélancolie de la résistance

Krasznahorkai, László: Tango de Satan

Krleža, Miroslav: Le retour de Philippe Latinovicz

Kross, Jaan: Le fou du Tzar

Krúdy, Gyula: N.N.

Krúdy, Gyula: Pirouette

Kundera, Milan: La valse aux adieux

L –

Lakatos Menyhért: Couleur de fumée

Lazar, Liliana: Terre des Affranchis

Lazarević, Laza: Au puits. Scènes de la vie serbe

Legátová, Květa: La Belle de Joza

Lipskerov, Dmitri: Léonid doit mourir

Lortchenkov, Vladimir: Des mille et une façons de quitter la Moldavie

Lvov, Arkady: La Cour

M –

Masłowska, Dorota: Polococktail Party

Márai, Sándor: Les confessions d’un bourgeois

Mészöly Miklós: Mort d’un athlète

Mikszáth, Kálmán: Un étrange mariage

Móricz, Zsigmond: L’Épouse rebelle

Moutaftchieva, Vera: Moi, Anne Comnène

Müller, Herta: La bascule du souffle

N –

Nadj Abonji, Melinda: Pigeon, vole

Nałkowska, Zofia: Les Impatients

Németh, László: Une possédée

O –

O’Brien, Edna: Les petites chaises rouges

Örkény, István: Minimythes

Örkény, István: Soeur Gloria

Osztojkán, Béla: Jóska Átyin n’aura personne pour le lui rendre

Ottlik, Géza: Une école à la frontière

P –

Pahor, Boris: Arrêt sur le Ponte Vecchio

Pánek, Josef: L’amour au temps du changement climatique

Papadat Bengescu, Hortensia: Le concert de Bach

Paskov, Victor: Ballade pour Georg Henig

Pecka, Karel: Passage

Perišić, Robert: Les turbines du Titanic

Petrescu, Camil: Dernière nuit d’amour, première nuit de guerre

Petrescu, Camil: Madame T.

Polacek, Karel: Les hommes hors-jeu

Polonsky, Rachel: La lanterne magique de Molotov

Prus, Bolesław: La poupée

Q –

R –

Rakovszky, Zsuzsa: VS

Rebreanu, Liviu: Deux d’un coup

Rumiz, Paolo: Aux frontières de l’Europe

S –

Sands, Philippe: Retour à Lemberg

Salajova, Andrea: En montant plus haut

Sauvageot, Aurélien: Souvenirs de ma vie hongroise

Savičević, Olja: Adios cow-boy

Sebastian, Mihail: Femmes

Sebastian, Mihail: La ville aux acacias

Selenić, Slobodan: Timor mortis

Siegal, Aranka: Sur la tête de la chèvre

Šindelka, Marek: La fatigue du matériau

Singer, Isaac Bashevis: Le Spinoza de la rue du Marché

Singer, Isaac Bashevis: Au tribunal de mon père

Słoniowska, Żanna: Une ville à cœur ouvert

Soltész, Árpád: Il était une fois dans l’Est

Soltész, Arpád: Le bal des porcs

Stasiuk, Andrzej: L’Est

Starkie, Walter: Les racleurs de vent

Szabó, Magda: La ballade d’Iza

Szabó, Magda: La Porte

Szabó, Magda: Rue Katalin

Székely, Julia: Rue de la Chimère

Székely, Júlia: Seul l’assassin est innocent

Szepsi Csombor, Márton: Europica varietas

Szczypiorski, Andrzej: La jolie Madame Seidenman

Szerb, Antal: La légende de Pendragon

T –

Tibuleac, Tatiana: Le jardin de verre

Tibuleac, Tatiana: L’été où maman a eu les yeux verts

Tišma, Alexandre: Le livre de Blam

Tišma, Alexandre: L’usage de l’homme

Tisma, Alexandre: La jeune fille brune

Tomažič, Agata: Ce que l’on ne peut confier à sa coiffeuse

Tokarczuk, Olga: Dieu, le temps, les hommes et les anges

Trefulka, Jan: Hommage aux fous

Tučková, Kateřina: L’expulsion de Gerta Schnirch (lu en hongrois)

U –

Ugrešić, Dubravka: Le musée des redditions sans condition

V –

Vámos, Miklós: Le livre des pères

Velmar-Janković, Svetlana: Dans le noir

Vosganian, Varujan: Le Livre des chuchotements

W –

X –

Z –

Zebris, Osvalds: A l’ombre de la Butte-aux-Coqs

Zeniter, Alice: Sombre Dimanche (+ interview)