Lectures-désorientation #9 – cinq sœurs dans l’Himalaya, et trois sœurs à Oman

Je les appelle des lectures-désorientation parce qu’elles me font partir loin de l’Europe centrale, de l’Est et des Balkans dont j’ai l’habitude ici, mais je pourrais aussi les appeler des lectures-tentation, parce qu’elles me viennent d’autres personnes actives sur la blogosphère et qui savent me tenter avec leurs découvertes et suggestions. Voici deux livres (tous deux lus en anglais, tous deux disponibles en français) pour ce troisième et dernier billet « désorientation » de cette année : Narcisse noir, de Rumer Godden, et Les Corps célestes, de Jokha Alharthi.

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Lectures-désorientation #8 : Un deuxième passage en Afrique

La semaine dernière, j’ai quitté mon terrain de chasse habituel en Europe centrale, de l’Est et des Balkans, pour présenter trois livres de trois coins du continent africain, dans le cadre de l’initiative de Jostein de mettre la littérature africaine à l’honneur en octobre.

Au départ, j’avais prévu de présenter trois ou quatre livres, et puis d’autres lectures sont arrivées au fil du temps, et deux grands thèmes se sont dégagés. Après les trois livres (romans et recueil de récit) de la semaine dernière, tous trois très ancrés dans la réalité de sociétés dépeintes plus ou moins au moment de leur accession à l’indépendance, voici donc deux autres livres où la distance (dans le temps et dans l’espace) envers le pays d’origine joue un rôle important, suivi d’un troisième livre lu pour le plaisir de la découverte.

Ces trois livres ont d’abord été écrits en anglais et c’est dans cette langue-là que je les ai lus. Mais les deux premiers existent en français et le troisième sera sans doute bientôt également traduit. 

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Lectures-désorientation #7 : Un premier détour en Afrique

Ça fait longtemps que je n’ai pas fait de billet sur mes lectures d’à-côté du blog ! Ce mois-ci, lectures et billet m’ont été inspirées par la proposition de Jostein de mettre la littérature africaine à l’honneur.

Il y aurait sûrement beaucoup de choses à dire au sujet des similarités et différences entre Europe centrale et Afrique du point de vue de la création littéraire, mais il y a en tout cas un constat de base à faire : les littératures de ces régions ne sont ni aussi lues ni aussi connues qu’elles le méritent. Budapest n’étant pas un endroit idéal pour trouver de la littérature africaine en français (ou dans d’autres langues, d’ailleurs), le plus dur a été de choisir les livres, puis de mettre la main sur des exemplaires à lire.

Deux de mes lectures d’aujourd’hui m’ont été inspirées par le volume de nouvelles Opening Spaces. An Anthology of Contemporary African Women’s Writing, dont j’avais parlé ici. J’avais noté plusieurs noms d’autrices qui m’avaient plu et qui ont aussi écrit des textes plus longs, tous d’abord publiés en anglais mais dont certains sont disponibles en français.

Avec Getting rid of it (1997 ; en français : Une affaire de femmes, Editions Dapper, 2004), de l’écrivaine sud-africaine Lindsey Collen, j’ai pris la direction de la République de Maurice. Avec No Sweetness here (1970), de l’autrice ghanéenne Ama Ata Aidoo, j’ai traversé le continent en diagonale avant d’atterrir dans un pays en pleine décolonisation – je me suis aperçue un peu tard que ce recueil de nouvelles n’est pas traduit en français, cependant on peut lire d’elle Désordres amoureux (Editions Zoé, 2008 ; en anglais : Changes: A love story, 1991, lauréat du Commonwealth Writers’ Prize for Best Book).

Pour ma troisième lecture, retour vers le sud-ouest avec un clin d’œil à Tsitsi Dangarembga, née en Rhodésie du Sud (devenu indépendant sous le nom de Zimbabwe) et son roman Nervous conditions (1988, lauréat du Commonwealth Writers’ Prize ; en français : A fleur de peau, Albin Michel, 1991).

Ce sont trois textes très ancrés dans la réalité des sociétés dont ils tirent leur inspiration. Demain, je continuerai avec trois romans davantage marqués par l’éloignement – dans certains cas l’exil – de leurs auteurs et de leurs personnages.

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Lectures-désorientation #6 : encore un peu de littérature française et anglo-saxonne, mais aussi du chinois et du japonais

Derrière Passage à l’Est !, il y a une lectrice qui lit plus que la moyenne de littérature centre- et est-européenne, mais qui ne lit pas que de la littérature centre- et est-européenne. Dans ce nouveau rendez-vous – peut-être mensuel, peut-être pas – je vous propose un aperçu des autres horizons qui font mon paysage de lectrice.

Dans ce dernier numéro de 2020, presque uniquement des lectures en anglais, mais elles sont presque toutes aussi traduites en français : The Bookshop de Penelope Fitzgerald, Snow Country de Yasunari Kawabata, The Corpse Walker. Real life stories : China from the bottom-up de Liao Yiwu, The Moor’s account de Leila Lalami, Marie-Claire de Marguerite Audoux, Howards End de E.M. Forster, et The story of the stone de Cao Xueqin. Lire la suite »


Lectures-désorientation #5 : un peu de littérature française et anglo-saxonne

Derrière Passage à l’Est !, il y a une lectrice qui lit plus que la moyenne de littérature centre- et est-européenne, mais qui ne lit pas que de la littérature centre- et est-européenne. Dans ce nouveau rendez-vous – peut-être mensuel, peut-être pas – je vous propose un aperçu des autres horizons qui font mon paysage de lectrice. 

Pour ce cinquième épisode, quelques lectures empruntées ici ou là sur les blogs ou dans la presse : La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, Olive Kitteridge d’Elizabeth Strout, La rançon, de David Malouf et Le silence des vaincues de Pat Barker, et Cannery Row de John Steinbeck. Tout ça date de juillet-août (déjà !), je continuerai peut-être demain avec des lectures plus récentes. Lire la suite »


Lectures-désorientation #4 : une lectrice sous influence

Derrière Passage à l’Est !, il y a une lectrice qui lit plus que la moyenne de littérature centre- et est-européenne, mais qui ne lit pas que de la littérature centre- et est-européenne. Je vous propose ici un aperçu des autres horizons qui font mon paysage de lectrice.

Pour ce quatrième épisode, voici quatre livres dont la lecture m’a été inspirée par les blogs ou la presse : The Archivist, de Martha Cooley ; Les fous de Bassan, d’Anne Hébert ; La femme au petit renard, de Violette Leduc ; et Neige, d’Orhan Pamuk. Lire la suite »


Lectures-désorientation #3 : Xiao Hong, Theodore Fontane, Pat Barker et Guy de Maupassant

Derrière Passage à l’Est !, il y a une lectrice qui lit plus que la moyenne de littérature centre- et est-européenne, mais qui ne lit pas que de la littérature centre- et est-européenne. Je vous propose ici un aperçu des autres horizons qui font mon paysage de lectrice.

Dans ce troisième épisode : Ma Bo’le’s Second Life, de Xiao Hong ; Frau Jenny Treibel, de Theodore Fontane ; The Regeneration Trilogy, de Pat Barker ; et Le Horla, de Guy de Maupassant. Lire la suite »


Lectures-désorientation #2 : Jim Crace, Andreï Makine, Julien Gracq

Derrière Passage à l’Est !, il y a une lectrice qui lit plus que la moyenne de littérature centre- et est-européenne, mais qui ne lit pas que de la littérature centre- et est-européenne. Je vous propose ici un aperçu des autres horizons qui font mon paysage de lectrice.

Dans ce deuxième épisode : Harvest (Moisson), de Jim Crace ; L’archipel d’une autre vie, d’Andreï Makine ; et Un balcon en forêt, de Julien Gracq. Retrouvez le premier épisode ici. Lire la suite »


Lectures-désorientation: Condé, Bryce-Echenique, Dickens, et quelques écrivaines d’Afrique

Derrière Passage à l’Est !, il y a une lectrice qui lit plus que la moyenne de littérature centre- et est-européenne, mais qui ne lit pas que de la littérature centre- et est-européenne. Dans ce nouveau rendez-vous – peut-être mensuel, peut-être pas – je vous propose un aperçu des autres horizons qui font mon paysage de lectrice.  

Dans ce premier épisode : Ségou, de Maryse Condé ; Un monde pour Julius, d’Alfredo Bryce-Echenique ; Un conte de deux villes, de Charles Dickens ; et une anthologie d’écrivaines africaines. Lire la suite »