David Kldiachvili – Le malheur (suivi d’une promenade culturelle en Géorgie)

Avant d’aller faire un petit tour puis un deuxième en Afrique, et de présenter quelques nouvelles parutions, j’étais en Géorgie dans les années 1990, dans une école d’un quartier anodin de Tbilissi, avec The Pear Field, de Nana Ekvtimishvili. C’est en Géorgie que je vous propose maintenant de retourner, avec d’abord un arrêt dans un village de campagne, au début du siècle dernier. Cet arrêt sera suivi d’un aperçu fantasque – fait de vaches, d’un président perdu, d’une sainte et d’une « mère de » – de la fin du XXe et du début du XXIe siècle géorgien. Avec « Géorgie », le deuxième maître-mot reliant ces deux billets sera « théâtre » et c’est de théâtre que je parlerai ensuite – avec un invité bien au courant – dans un troisième billet.

A la fin de billet de ce premier billet, inspirée par ma lecture et par un voyage récent, je vous parlerai aussi de trois intellectuels géorgiens du début du XXe siècle, d’un trésor en France, et de musique.

Mais donc, d’abord : un village, plusieurs personnages, un malheur.

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Ella Maillart – Parmi la jeunesse russe

Il me restait à lui demander le plus important :

– A supposer que j’aie l’argent du voyage et du premier mois de séjour, pourrai-je ensuite gagner ma vie à Moscou en donnant des leçons d’anglais, d’allemand ou de sport ?

De son œil fulgurant, il prit ma mesure :

– Cela dépend en majeure partie de vous-même, mais je pense que vous devez pouvoir vous débrouiller partout. Qui ne risque rien n’a rien.

C’est sur la recommandation de Galja, grande enthousiaste de la Russie et des Balkans, que j’avais emprunté un livre d’Ella Maillart, Parmi la jeunesse russe. Avec ce billet rédigé en décembre 2020, le premier portant sur les « voyageuses écrivaines/écrivaines voyageuses », je saute-moutonne allègrement au-dessus de l’Europe centrale et des Balkans pour me rendre directement à Moscou et, de là, dans le Caucase. Lire la suite »