Actualité du mercredi : quelques livres à découvrir en mai

Le mercredi, je vous apporte une actualité concernant la littérature d’Europe centrale et orientale.

Les éditions Agullo sortent demain (2 mai) La Colombienne, du journaliste et auteur polonais Wojciech Chmierlaz : « Avec ce troisième opus, Chmielarz se penche sur la délinquance en col blanc, nouveau défi pour des forces de police sous-payées, gangrenées par la corruption et les préjugés. » Retrouvez aussi, dans la collection Agullo Noir, l’inspecteur Mortka dans La Ferme aux poupées et Pyromane.

Le 8 mai, Gaïa Editions ou plutôt l’écrivain croate Robert Perišić nous emmènent en Bosnie-Herzégovine, avec Les turbines du Titanic : « Dans cette confrontation du monde ouvrier à celui de la finance moderne, l’usine devient corps et l’œuvre produite frôle l’œuvre d’art. De la débâcle naît un roman poétique et politique, drôle et captivant. »

Robert Laffont republie le 16 mai Rencontres et visites, recueil de nouvelles d’un Bohumil Hrabal alors aux débuts de sa carrière de raconteur d’histoires : « Le Hrabal des années d’après-guerre, d’avant le régime communiste et sa censure – avec laquelle il a dû, par la suite, de son propre aveu, ruser pour continuer à écrire. »

Le 30 mai, c’est un livre d’hommages à l’écrivain slovène Boris Pahor qui sort, sous la direction de Guy Fontaine, aux Editions Pierre Guillaume de Roux : Et si c’était à refaire – chemins de Boris Pahor rassemble, avec trois nouvelles de Boris Pahor, plusieurs contributions autour de l’écrivain par Guy Fontaine, René de Ceccatty, Claudio Magris ou encore Stéphane Hessel.

Et un petit coup d’œil en arrière pour terminer : les éditions Inculte ont publié en avril Banquet en Blithuanie de Miroslav Krleža, « chef d’œuvre de la littérature yougoslave » publié pour la première fois en 1939 et décrivant, « à travers le personnage de Baroutanski, la pente étrangement douce qui mène à la dictature » en Blithuanie, pays imaginaire d’Europe centrale.

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Actualité du mercredi : que lire au mois d’avril ?

Chaque mercredi, je vous apporte une actualité concernant la littérature d’Europe centrale et orientale.

Quelques nouvelles parutions au mois d’avril : les Editions Noir sur Blanc publient Solitude, d’Hubert Klimko, traduit du polonais par Véronique Patte. «À Vienne, de nos jours, un homme que la possession de plusieurs appartements dispense de travailler fait le choix d’être seul, de ne rien partager avec quiconque. » Chez Phébus, Almanach de Péter Nádas … 416 pages de « roman atypique sous forme de journal intime » traduites du hongrois par Marc Martin.

C’est le Journal de Dracula que publient quant à elles les Editions Xénia – roman historique présentant un Vlad III « déjà conscient de sa propre légende », par Marin Mincu (traduction du roumain de Dominique Ilea).

Aux Editions La Contre Allée, Le Nuage et la valse, de Ferdinand Peroutka, traduit du tchèque par Hélène Belletto-Sussel : « Entre le prologue, où le lecteur fait connaissance avec un peintre raté errant par les rues de Vienne, et l’épilogue, à la fois apaisé et inquiétant, il y a les camps, mais pas seulement. »

Et un rattrapage avec ces trois parutions du mois de mars : côté biographie, les Editions Ecriture fêtent les 90 ans de Milan Kundera avec Une vie d’écrivain de Jean-Dominique Brierre, tandis qu’Actes Sud s’intéressent à Viktor Orbán avec Dans la tête de Viktor Orbán par la journaliste Amélie Poinssot.

Côté BD, Haïkus de Sibérie se glisse dans la peau d’un enfant pour raconter la Lituanie et la Sibérie de la seconde guerre mondiale. Par Jurga Vilé, illustré par Lina Itagaki.

 


Żanna Słoniowska – Une ville à cœur ouvert

sloniowskaSi le titre en français du roman est Une ville à cœur ouvert, l’original polonais porte celui, également beau et évocateur, de « Maison au vitrail ». On pourrait y rajouter un troisième titre, qui mettrait en avant les quatre femmes dont l’histoire ressort petit à petit des pages du livre et qui sont l’expression vivante de l’histoire de la ville et (différemment) de la maison.

Les quatre femmes, ce sont respectivement la narratrice, sa mère Marianna, sa grand-mère Aba et son arrière-grand-mère Mémé Stasia. Toutes quatre vivent dans un appartement de cette « maison au vitrail » en plein centre de Lviv. Ce serait facile de compléter la phrase que je viens d’écrire en ajoutant que Lviv est une ville d’Ukraine proche de la frontière polonaise, afin de mieux situer le contexte du roman pour ceux et celles qui ne connaissent pas cette ville. Mais le roman esquisse justement par le biais de ces quatre générations de femmes l’histoire de la ville – une histoire où le remplacement du nom polonais par un nom russe puis par un nom ukrainien symbolise bien la complexité de son passé – et une histoire en tout cas étroitement imbriquée avec celle des gens qui y vivent.

Avant d’être l’histoire d’une ville, c’est donc surtout l’histoire de cette famille, telle qu’elle delcourtnous est racontée par la plus jeune de ces femmes à partir du jour de la mort de sa mère, Marianna, fauchée par une balle lors d’une manifestation antisoviétique, et pro-ukrainienne, un jour d’été en 1988. La narratrice est alors âgée de 11 ans, et en arrivant à la dernière page, je me suis dit que Żanna Słoniowska avait vraiment bien réussi à créer cette voix d’enfant puis d’adolescente et de jeune femme qu’est celle de la narratrice. En particulier, elle joue très bien avec le passage des différentes couches de temps qui s’entremêlent dans le livre. Une ville à cœur ouvert n’est en effet pas du tout un roman chronologique car il suit, au fil d’une série de chapitres assez courts et qui s’accumulent en passant d’un sujet à un autre pour former un tout cohérent, le cheminement des pensées de la narratrice : des pensées qui se préoccupent parfois de leur présent (quelques années après la mort de Marianna), qui reviennent parfois en arrière vers les pensées de l’enfant qu’elle était auparavant, ou qui reconstruisent des fragments de l’histoire de sa mère, de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère.

Sans doute était-elle de ces gens qui ne perçoivent la véritable nature du régime dans lequel ils vivent que lorsqu’il se met à lorgner à travers leurs fenêtres. Ceux qui étaient venus en 1937 l’avaient marqué à vie. Aussi, plus les gens manifestaient dans les rues de Lvov, plus fort ils parlaient de choses autrefois entourées de silence, plus elle mettait d’acharnement à vérifier, le soir venu, que nos portes d’entrée étaient parfaitement closes.

polishSi la narratrice (dont on ne sait pas le nom) est la plus jeune de cette famille, on trouve à l’autre extrémité Mémé Stasia, l’arrière-grand-mère et la fondatrice de cette lignée installée à Lviv en 1944 avec sa fille : venant de Leningrad, elle était arrivée dans cette ville qui portait alors le nom de Lwów, amenant avec elle une défiance envers les inconnus qui ne l’avait jamais quittée depuis que son mari avait été emmené une nuit et avait disparu à tout jamais dans les purges staliniennes. Sa fille, Aba, devint médecin, et donna à son tour naissance à une fille, Marianna, qui choisit contre l’opinion de sa grand-mère de devenir cantatrice puis, plus tard, d’abandonner le russe et de ne parler qu’ukrainien. Personnalité forte et libre, qui n’hésitait pas à s’opposer à la personnalité également forte de Mémé Stasia, Marianna finit avec ses choix d’instaurer deux camps dans cet appartement que partagent cette famille de femmes au cours de quarante années et dans laquelle grandit la narratrice.

Après la mort de Marianna, c’est Mémé Stasia, et Aba, qui meurent à leur tour, et la narratrice reste seule, comme si elle symbolisait une Ukraine qui doit tracer seule son chemin vers l’avenir.

J’ai découvert par la suite que tous les immeubles n’abritaient pas de vitrail, loin de là, et qu’en général, lorsqu’il y en avait un, il était nettement plus petit que le nôtre. Notre vitrail occupait la cage d’escalier tout entière. Il séparait, tel un rideau, l’intérieur du bâtiment de la cour, et s’étirait à travers les étages, de haut en bas, ou peut-être de bas en haut, Nous habitions au premier et il nous suffisait d’ouvrir la porte pour apercevoir la partie centrale : les vestiges d’un sous-sol brun-roux d’où émergeait un grand tronc d’arbre solitaire, scindant en deux un lac turquoise. Les voisins qui habitaient au-dessus de chez nous pouvaient admirer la rive opposée où se dressaient des montagnes vertes dressées de sapins bleus. En grimpant jusqu’au grenier, on les voyait se fondre dans un ciel de nuages lavande et blancs.

Elle n’est pas tout à fait seule, cependant, car il y a le personnage de Mikołaj, qui fait le RTW8_House_With_The_Stained-Glass_Window_1600pxpont entre la mère décédée et sa fille, ainsi que vers le fameux vitrail de la maison. Ce vitrail, rare survivant de l’époque pré-soviétique de la ville, est convoité tant par les délinquants du quartier, que par les nouveaux promoteurs immobiliers, que par Mikołaj, qui en voulant le restaurer et le conserver se fait le porte-parole de l’idée de préserver le passé de la ville dans son présent et pour son avenir. Le vitrail accompagne ainsi à son tour l’histoire de la narratrice et de la ville au moment où cette dernière s’apprête à passer, avec la nouvelle indépendance de l’Ukraine, à une autre étape de réflexion sur son passé et son identité.

C’est évident qu’Une ville à cœur ouvert parle de sujets importants, d’histoire, de mémoire, dans une partie d’Europe où les mouvements de population et la cruauté de l’histoire posent des questions évidentes d’identité, d’appartenance et de gestion du passé (le roman se termine d’ailleurs avec la révolution ukrainienne de 2014). En choisissant de le faire sous l’angle d’une famille en prise avec l’histoire, et qui plus est avec une écriture souvent poétique et une narratrice à l’orée de l’âge adulte, le roman s’inscrit aussi dans une chaîne de romans qui, de la Russie à l’Allemagne en passant par la Pologne et l’Ukraine, s’efforcent encore aujourd’hui de mesurer le poids du passé sur le présent de cette partie de l’Europe.

Je m’étais toujours efforcée de lire la ville comme un livre, mais à l’évidence c’est lui qui en connaissait l’alphabet. Nous observions la façade d’un immeuble, dont le crépi venait de tomber, quand il m’a dit :

« C’est du yiddish, ça veut dire : café, thé, lait. Chaque année, au printemps, Lviv fait sa mue, révélant sur ses façades des lettres issues de divers alphabets. Les autorités considèrent ce phénomène comme une maladie dangereuse. »

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Je continue avec Une ville à cœur ouvert ma série sur les femmes écrivains d’Europe centrale et orientale, en passant à une auteure contemporaine. Née en 1978 à Lviv dans une famille où l’on parlait ukrainien, russe et polonais, Żanna Słoniowska choisit d’écrire ce premier roman en polonais après avoir travaillé en tant que journaliste en russe, polonais et ukrainien et avoir publié un album de photographies de la Lviv d’avant-guerre. Elle vit aujourd’hui à Cracovie. Ayant obtenu en 2016 le prix du Festival Conrad pour le meilleur premier roman, Une ville à cœur ouvert a été traduit en russe, ukrainien, anglais et allemand.

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C’est aussi une dernière contribution au Mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran (une excellente initiative pour découvrir des auteurs et auteures de ces pays « de l’Est ») et une première contribution à « Voisins Voisines » qui nous invite à nous intéresser à la littérature européenne contemporaine en général.

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Żanna Słoniowska, Une ville à cœur ouvert (Dom z witrażem, 2015). Traduit du polonais par Caroline Raszka-Dewez. Editions Delcourt, 2018 ; Points, 2019.


Actualité du mercredi – voyages en podcast

Chaque mercredi, je vous apporte une actualité concernant la littérature d’Europe centrale et orientale.

Aujourd’hui, je partage avec vous ces deux épisodes intéressants du podcast de RFI « Littératures sans frontières ».

plebanekLe premier podcast porte sur la romancière et journaliste polonaise Grazyna Plebanek et sur son roman Furie. Le podcast nous emmène d’abord au Congo, puisque c’est là que nait le personnage principal, Alia, qui arrive ensuite à Bruxelles avec sa famille. Emigration, immigration, boxe et police sont parmi les thèmes du roman mais le podcast porte aussi sur l’expérience de Grazyna Plebanek, elle aussi installée à Bruxelles et dont la réflexion sur le statut d’étranger a nourri l’écriture du livre. Publié cette année aux éditions Emmanuelle Collas dans une traduction de Cécile Bocianowski, Furie est le premier roman traduit en français de Grazyna Plebanek. A écouter ici.

Le deuxième podcast est un focus sur la littérature slovaque. « Encore la Slovaquie ! »,salajova me direz-vous. Mais en plus de présenter quelques titres et leurs auteurs à l’occasion du focus sur Bratislava au Salon du livre de Paris, cet épisode inclut une conversation très intéressante avec Andrea Salajova, romancière slovaque écrivant en français, à propos de son approche à l’écriture et à la langue. Elle y présente aussi son deuxième roman, En montant plus haut (Gallimard, 2018), qui emmène ses lecteurs dans la Tchécoslovaquie de 1955 en pleine période de collectivisation des terres agricoles. A écouter ici.


Actualité du mercredi – nouvelles publications en mars

Chaque mercredi, je vous apporte une actualité concernant la littérature d’Europe centrale et orientale.

Le mois de mars amène avec lui un beau lot de nouvelles parutions, le zoom du Salon du Livre sur Bratislava cette année étant bien sur une bonne occasion pour sortir des livres d’auteurs slovaques (mais pas que).

Commençons donc avec les Slovaques : Pavel Vilikovský, décrit comme le plus grand écrivain contemporain et représentant de la littérature postmoderne slovaque, est le mieux desservi avec trois nouveaux titres. Le 7 mars, Phébus publie Un chien sur la route « roman du dépaysement [et] déclaration d’amour joyeuse à la littérature ». Le lendemain, c’est au tour d’Autobiographie du mal aux Editions Maurice Nadeau, mise en scène d’une confrontation fatale sur fond de coup d’Etat dans la Tchécoslovaquie communiste de février 1948, et « n’est pas sans rappeler l’atmosphère du Zéro et l’infini de Koestler ». Déjà fin février, les Editions de l’Aire avaient publié Neiges d’été, « livre sur la perte, de la mémoire, de nos proches ».

Pavel Vilikovský sera à Livre Paris le vendredi 15 mars à 16h sur le stand de Bratislava.

Le 8 mars, les Editions Intervalles publient L’Ecuyère d’Uršuľa Kovalyk, roman « poétique et caustique sur l’adolescence » à la fin des années 1980 en Tchécoslovaquie.

Le 12 mars, les Editions Do publient Au nom du père, de Balla, récit « sous forme d’auto-analyse névrotique » d’un « narrateur insupportable », homme individualiste et sarcastique… Même jour, même éditeur, autre registre : Ilona. Ma vie avec le poète, de Jana Juránová, exercice intéressant de reconstruction biographique, « livre subtil, émouvant et provocateur » sur l’épouse de poète slovaque Pavol Országh Hviedoslav, femme presque vouée à l’oubli malgré la célébrité en son temps de son mari.

Dans le domaine roumain, les éditions Non Lieu publient le 7 mars Les années romantiques, témoignage et œuvre littéraire de la journaliste et romancière roumaine Gabriela Adameşteanu sur « les années de la fin de la dictature de Ceausescu, la naissance d’une nouvelle Roumanie et l’entrée du pays dans la communauté européenne ». Cristina Hermeziu lui consacre un article ici.

Traduit du hongrois mais parlant d’un tout autre monde, La fièvre, recueil de nouvelles de Sándor Jászberényi, correspondant de guerre : « du Caire à la bande de Gaza, du Darfour au Yémen, Jászberényi livre un récit brûlant, empreint d’humanité, de poussière ocre et de sang chaud ». En librairie le 7 mars, en attendant la participation de l’auteur au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo en juin.

Encore du voyage pour terminer, mais cette fois à nouveau sur les terres européennes, Sur la route du Danube d’Emmanuel Ruben sort aujourd’hui 6 mars. L’éditeur Rivages n’est pas très disert sur ce livre mais L’Or des livres lui a consacré un long article élogieux dont il ressort qu’il s’agit du « fruit de deux périples cyclistes [au cours desquels] l’auteur remonte le Danube à contre-courant, de son embouchure à sa source au sein de la forêt Noire », que ce livre propose une vision de l’Europe opposée à celle du célèbre Danube de Magris, et qu’il « s’inscrit brillamment dans le sillage Enardien ». Une présentation plus qu’alléchante donc.

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A propos de l’actualité : publications de février

Chaque mercredi, je vous apporte une actualité concernant la littérature d’Europe centrale et orientale.

Je n’ai que deux nouvelles publications à vous proposer ce mois-ci :

Côté hongrois, Actes Sud publient Diavolina de György Spiró : « Le romancier et homme de théâtre hongrois György Spiró parvient à rendre palpables toutes les facettes et contradictions de la vie de Maxime Gorki – loin des stéréotypes et des livres d’histoire – grâce à cet impertinent récit de celle qui accompagna sa vie sans jamais devenir sa femme. » (le 6 février).

Côté serbe, les éditions Notabilia publient Un rien de lumière, de Vladan Matijevic : « Trois récits s’entrelacent dans ce livre, trois histoires distinctes et trois vies parallèles qui témoignent de l’existence moderne. » (le 7 février).


A propos de l’actualité: la BD et Panaït Istrati

Chaque mercredi, je vous apporte une actualité concernant la littérature d’Europe centrale et orientale.

istrati 2Actes Sud a publié en octobre 2018 la seconde partie d’un portrait au format BD de Panaït Istrati, écrivain né en 1884 en Roumanie, dont la vie fut marquée par la pauvreté, les vagabondages, l’amitié avec Romain Rolland, l’écriture en roumain et français, et plusieurs voyages dans l’URSS des années 1920 dont il revint désenchanté. L’ouvrage, Istrati ! L’écrivain (Nice – Paris – Moscou), réalisé par Golo, raconte ces voyages et ses conséquences pour Istrati, mis au ban par les communistes français. Il fait suite au premier volume, publié en 2017 : Istrati ! Le vagabond (Braïla – Paris – Le Caire).couv_codine_8884_couvsheet

La Boîte à bulles avait publié en mai 2018 Codine, adaptation d’un roman du même nom de Panaït Istrati, une « magnifique fable sociale » relatant la rencontre entre l’enfant Adrien Zograffi et l’ancien bagnard Codine dans un quartier déshérité de Braïla au début du XXe siècle.

Une belle manière de (re)découvrir cet écrivain amoureux de la langue française et qui avait connu une certaine notoriété avant sa mort en 1935 avant de tomber dans l’oubli. Ses œuvres ont été publiées chez Gallimard et Phébus, j’en ai présenté deux ici.