Boris Pahor – Arrêt sur le Ponte Vecchio

Nous voici arrivés à Trieste, le terminus de notre voyage au départ d’Odessa. Passant par la Roumanie, puis par ce qui a été la Yougoslavie et est maintenant la Serbie et la Croatie, nous avons fait connaissance avec des histoires individuelles et de communauté très diverses. Les trois livres chroniqués au cours de cet itinéraire n’ont pas beaucoup de points communs, cependant l’un des thèmes qui les unit est celui du décalage entre peuples et frontières. A Focşani, plus que des Roumains, nous avons fait un long bout de route avec des Arméniens (Le livre des chuchotements, de Varujan Vosganian) ; à Belgrade et à Zagreb, nous avons vu différentes incarnations de la longue et douloureuse histoire commune des Serbes et Croates (Timor mortis, de Slobodan Selenić, et Blue Moon, de Damir Karakaš).

Et nous voici donc à Trieste, ville natale de l’italien Paolo Rumiz, qui a donné prétexte à cette traversée de la frontière nord des Balkans. Trieste, ville italienne ? Pas tout à fait, car c’est dans une Trieste slovène que nous nous arrêtons maintenant, en compagnie de l’écrivain Boris Pahor et de son recueil de nouvelles Arrêt sur le Ponte Vecchio. Lire la suite »