2025 en bref, 2026 (janvier) en nouvelles publications

Le moins que je puisse dire de 2025 sur le blog, c’est qu’elle a été une année aussi clairsemée qu’éparpillée. Ainsi,

Mais j’ai aussi : lu et chroniqué un titre tout court, percutant, contemporain et disponible dans une toute récente traduction française ; invoqué quelques souvenirs post-Yougoslaves pour les comparer avec ceux d’autres voyageurs des mêmes contrées ; brandi mon petit drapeau hongrois le jour du Nobel avant de le transformer en tapis volant pour me promener à Budapest, puis dans la ville natale et sur les traces dudit Nobel (un Nobel qui a hissé aux premières places des articles les plus lus cette année : (médaille d’or) ma promenade budapestoise sur les traces de M. László Krasznahorkai, (médaille d’argent), mes pensées sur La mélancolie de la résistance et (médaille de bronze) celles sur Tango de Satan (la quatrième place est occupée par mon billet non-exhaustif sur les femmes écrivains d’Europe centrale et orientale)).

Mais surtout, c’est aux nouvelles publications « d’Europe de l’Est, centrale et des Balkans » que j’ai été la plus fidèle, avec pas moins de sept billets qui leur ont été consacrés (un deux trois quatre cinq six et un septième, thématique, sur certaines publications liées à l’Ukraine), ce qui est une excuse toute trouvée pour introduire le vrai sujet du jour sur le blog : les publications à venir du mois de janvier, qui sont nombreuses et variées.

Ainsi :

Traduit du bulgare : Porter la faute, de Joanna Elmy (traduction par Marie Vrinat pour Le bruit du monde, parution le 8 janvier). « De la maison natale d’Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware, Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l’exil, la culpabilité et leur quête éperdue d’un chez-soi qui n’existe peut-être nulle part » (source).

Traduit du hongrois : L’ivresse de la violence, de Gábor Zoltán (traduction par Thomas Sulmon pour Belfond, parution le 8 janvier). « S’appuyant sur des faits historiques réels, porté par le rythme haletant d’une écriture expiatoire, un premier roman stupéfiant, qui dévoile le passé fasciste de la Hongrie et éclaire les montées de l’extrême droite en Europe » (source).

Traduit du tchèque : Albin, de Martin Harniček (traduction par Benoit Meunier pour Les monts métallifères, parution le 9 janvier). « Publié en 1981 dans le même volume que Viande, et tout aussi glaçant, Albin explore une autre figure de la cruauté normalisée : celle du pervers mégalomane prêt à tout pour conquérir le pouvoir, même si cela implique d’avancer sur des montagnes de cadavres » (source). Le même jour, parution de Viande en poche, informations ici.

Traduit du serbe : Le champ des méduses, d’Oto Oltvanji (traduction par Slavica Pantić Lew pour Agullo, parution le 15 janvier). « L’enquête du Sceptique lèvera le voile sur les zones d’ombre de l’ex-Yougoslavie, entre jeux de pouvoir, secrets familiaux et crimes non résolus.
Oto Oltvanji signe un polar moderne, où un drame intime rejoint l’Histoire collective, et où les fantômes du passé hantent encore la Serbie contemporaine… » (source).

Traduit du polonais : Vorace, de Małgorzata Lebda (traduction par Lydia Waleryszak pour Noir sur Blanc, parution le 15 janvier). « Avec ce premier roman salué de toutes parts, la poétesse Małgorzata Lebda nous conduit dans la région des Beskides. Elle y dépeint les saisons changeantes, la lumière, les corps, la transmission de femme à femme, l’amour et la beauté fragile de l’existence » (source).

Traduit du russe : Retour à Ostrog, de Sacha Filipenko (traduction par Marina Skalova pour Noir sur Blanc, parution le 15 janvier). « Dans ce thriller philosophique, basé sur une histoire vraie, Filipenko brosse avec humour noir un tableau terrible de la province russe, marquée par la corruption et le désespoir. Gare à celui qui ose entrouvrir la porte de la prison, ne serait-ce qu’un instant… » (source).

(réédition) Traduit de l’anglais : Agneau noir et faucon gris, de Rebecca West (traduction par Gérard Joulié, ici chez Noir sur Blanc). « Rebecca West entreprit en 1937 un grand périple à travers la Yougoslavie. Elle en tira un livre au titre énigmatique qui allait la rendre mondialement célèbre » (source). (Mais, 85 ans après la parution du livre, sa réputation est-elle autant méritée ? C’est la question que je me suis posée lors de ma première lecture de ce livre-pavé qui est en effet iconique dans certains cercles anglais balkanophiles ou au moins balkano-intéressés).

(réédition poche) Traduit du tchèque : Petite, allume un feu…, de Martin Šmaus (traduction par Christine Laferrière, pour les éditions des Syrtes, parution annoncée le 23 janvier). « Au dire de Martin Smaus, cette histoire puise sa source dans son émerveillement face au monde des Tziganes et sa fascination pour des gens qui n’ont pas encore oublié qu’eux aussi ont jadis été enfants, et qui arrivent encore à chercher et à rêver. Mais elle devient universelle face aux êtres marginaux qu’elle dépeint, tant elle saisit la profondeur de leur âme » (source et image de couverture : la première édition).

(non-fiction) : Mostar, ceci n’est pas une ville, d’Aline Cateux (Actes Sud, collection Les routes de l’apres, parution le 7 janvier). « D’un lieu à l’autre, Mostar, toujours divisée et à jamais fascinante, dévoile la beauté et la ténacité de ses habitants, au-delà de toute catégorisation. Trente ans après la fin des combats, quel est donc cet espace urbain dans lequel ils survivent ? Comment les Mostariens en sont-ils arrivés à dire que la ville qu’ils aimaient a disparu ? » (source).


Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer